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Les entreprises de soudure s’arrachent une main-d’œuvre rarissime

Les entreprises de soudage ont beau chercher. Elles peinent à trouver des travailleurs qualifiés dans le Nord de l'Ontario.

Le propriétaire de la compagnie Lopes, dans le Grand Sudbury, n’arrive pas à trouver de soudeurs qualifiés. Felix Lopes Jr. blâme la formation offerte dans les collèges communautaires pour le manque d’expérience des travailleurs.

À l’instar d’autres entreprises, M. Lopes doit dépenser une fortune pour la formation de ses employés qui fabriquent de grosses pièces destinées à l’industrie minière. Il débourse plus de 200 000 $ par année pour former ses nouveaux employés.

Les écoles, elles usinent de petites pièces. On n'apprend pas comme ça à être soudeur.

Felix Lopes Jr., Lopes Ltd

Une formation adéquate

Pourtant, les écoles de métiers ont un excellent taux de placement, selon Denis Brouillette, le chef du secteur apprentissage et métiers du Collège Boréal, dans le Nord de l’Ontario.

« On a ce qu’on appelle des comités consultatifs composés des gens de l’industrie qui nous rencontrent chaque année, et le collège valide la pertinence du programme et les diverses composantes pour s’assurer qu’on satisfait les attentes de l’industrie », explique M. Brouillette qui admet toutefois que les diplômés du programme doivent par la suite prendre de l’expérience.

La composante pratique sur le marché du travail constitue la presque totalité de la formation.

Et un apprenti soudeur peut mettre de 3 à 5 ans avant d’obtenir son certificat de qualification professionnelle.

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