Plus de la moitié des femmes de la Colombie-Britannique soutiennent vivre un « stress émotif extrême » en raison de leur situation financière, indique un rapport de la coopérative d'épargne et de crédit Vancity.

En analysant les données de Statistique Canada, le rapport reconnaît dans l’absence d’équité salariale le principal générateur de stress chez les femmes.

Vancity note que le salaire annuel moyen des Britanno-Colombiennes (34 149 $) est 35 % inférieur à celui des hommes (52 171 $) et inférieur de 3000 $ à celui des autres Canadiennes.

Autres contraintes

L’équité salariale n’est toutefois pas le seul facteur en cause. Selon le rapport, les femmes sont plus enclines à travailler à temps partiel pour s’occuper des enfants, des aînés et des malades parmi leurs proches.

Qu’il s’agisse « de s’occuper des proches, ou d’accomplir les tâches ménagères, les femmes travaillent en moyenne 1,5 heure de plus que les hommes sans rémunération », indique Sophie Salcito, conseillère financière chez Vancity.

Besoin d’éducation

La troisième source de stress des femmes est leur manque de confiance en elles lorsqu’il est question de gestion financière.

Une réalité qui touche particulièrement la jeune génération confirme Jeanne Landry, directrice générale de l’Association francophone de Campbell River, en Colombie-Britannique.

Au cours d’ateliers qu’elle a donnés à des jeunes de 10e année, Mme Landry a constaté qu’ils « n’avaient aucune, ou très peu de notions en littératie financière ».

Tant Sophie Salcito que Jeanne Landry soulignent l’importance de l’éducation.

Les jeunes le demandent, indique Mme Landry, notant que parmi les sujets d’ateliers demandés par les jeunes lors de la SAGA du Conseil jeunesse de la Colombie-Britannique, il y avait la tenue d’un budget et la préparation des déclarations d’impôts.

Il est donc important pour les parents de parler des questions financières, insiste Mme Salcito, ajoutant que les parents devraient « parler de leur [propre] situation et former leurs enfants à partir d’exemples tirés de la vraie vie ».