Après les bières et les cidres de glace, ce sont maintenant les gins québécois qui ont la cote et qui reçoivent des distinctions à l'international. Le Québec compte plus d'une quinzaine de distilleries artisanales, dont les produits originaux rivalisent avec les grandes marques classiques.

À la SAQ, c'est le gin qui connait la plus forte croissance dans les spiritueux. La tendance est aux cocktails et à la mixologie, et l'engouement des Canadiens pour les alcools fins est indéniable.

Fanny Gauthier est bien consciente de cette tendance. « C’est tellement populaire en ce moment, surtout les gins québécois. On veut boire local, on veut boire des spiritueux de chez nous, de notre belle province », explique la cofondatrice d’Ateliers & Saveurs à Montréal.

Pour se démarquer, les artisans rivalisent d'audace pour proposer des saveurs originales. Joanne Gaudreau de la Distillerie Cirka propose donc à ses clients des gins aux saveurs diverses.

« Notre gin sauvage comporte à peu près 30 aromates. On parle d'épilobe, de camomille, de lavande, de canneberges, de cocottes de pin, d’aiguilles de pin rouge », raconte la mixologue. Sa vision : « embouteiller la forêt boréale québécoise ».

Un pub consacré au gin

Les dernières années ont vu se multiplier les microdistilleries québécoises, mais aussi les bars et les pubs consacrés au gin.

Il y a six ans, Valérian Roy a ouvert Le Pourvoyeur Gin Pub. « On est les premiers en Amérique du Nord à avoir créé un bar spécialisé dans le gin », indique le cofondateur.

L’engouement pour ce genre d’établissement s’est d’ailleurs montré tel que les propriétaires ont ouvert un deuxième pub dans le quartier Ahuntsic.

Quant à la manière dont on devrait déguster un gin, l’amateur préfère le faire sans artifices. « Je recommande de le goûter à la base nature. C'est ce que de plus en plus de gens aiment faire aussi, comme un scotch ou comme un rhum », explique Valérian Roy.

Avec les informations de Julie Emond

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