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Les grandes banques rejettent les allégations de pratiques de vente douteuses

Des députés fédéraux entendaient lundi des représentants des grandes banques canadiennes, qui venaient discuter des allégations de pratiques de vente douteuses – voire illégales – qui pèsent contre certaines d'entre elles.

Les audiences du Comité permanent des finances de la Chambre des communes arrivent après la diffusion de reportages au sujet d'employés de certaines grandes banques qui auraient subi des pressions pour vendre à leurs clients des produits dont ils n'avaient pas besoin, dans le but d'augmenter les profits et d'atteindre des cibles de ventes.

Des représentants des plus grandes banques du pays, dont la Banque Royale, la Banque TD, la Banque de Montréal, la Banque CIBC, la Banque Scotia et la Banque Nationale, témoignaient devant le comité.

Ces responsables ont rejeté les accusations et défendu leurs pratiques en faisant valoir qu'ils plaçaient toujours les besoins de leurs clients en premier, qu'ils appliquaient des codes de conduite, qu'ils recueillaient souvent les commentaires de leur personnel et de leur clientèle et qu'ils assuraient le suivi des comportements inappropriés.

Ils ont tous fait valoir que les allégations avancées par les reportages, d'abord diffusés par CBC, étaient inacceptables et que tous les problèmes touchant les interactions avec les clients étaient pris très au sérieux.

Limite de crédit irréaliste

La semaine dernière, le Comité permanent des finances a entendu des allégations par l'entremise de récits de première et seconde main. Des ex-employés de banque ont expliqué avoir senti une pression pour atteindre des objectifs de ventes déraisonnables, encourager des clients à hausser leur limite de carte de crédit et offrir des hypothèques que les clients ne pouvaient se permettre de façon réaliste.

Le comité a aussi entendu la semaine dernière le témoignage de la commissaire de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada, Lucie Tedesco. Elle a rappelé qu'un examen des pratiques d'affaires bancaires était en cours et a indiqué que ses résultats préliminaires seraient dévoilés d'ici la fin de l'année.

Mme Tedesco a assuré que son agence allait enquêter sur toute faute suspectée et voir à ce que des mesures coercitives soient appliquées, si nécessaire.

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