Plus d'une centaine de homardiers se sont réunis d'urgence mardi après-midi dans la Péninsule acadienne parce qu'ils craignent de nouvelles fermetures de zones de pêche.

La zone qui sera fermée à partir de mercredi 16 h, tel qu’annoncé Pêches et Océans Canada samedi dernier, ne touche que 25 pêcheurs de homards de Miscou et de Pigeon Hill.

« D’ici demain après-midi, ces pêcheurs devront déplacer leurs casiers ailleurs, explique Martin Mallet, directeur par intérim de l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM). Mais ailleurs, il y a d’autres pêcheurs, ça complique la tâche. »

Vers une crise majeure?

Pour l’instant, Martin Mallet assure que les pêcheurs devraient s'accommoder entre eux, mais si la zone de pêche voisine venait à fermer, « ça pourrait engendrer des risques de conflit entre les pêcheurs ».

Des pertes possibles de trois millions de dollars par jour

Selon Martin Mallet, si des baleines se présentent à l’ouest de la fermeture statique, « on pourrait fermer six quadrilatères qui engloberaient une bonne partie de Shippagan et des îles Lamèque et Miscou ».

Ce scénario affecterait jusqu’à 250 pêcheurs et entraînerait des pertes de trois millions de dollars par journée de fermeture, assure Martin Mallet.

L’UPM propose une solution au ministère

L’UPM a fait une demande au ministère de Pêches et Océans afin de lui proposer une limite de profondeur pour les futures fermetures dynamiques.

Les études récentes démontrent que les baleines noires se promènent principalement dans les eaux dont la profondeur atteint 120 pieds, ou 20 brasses, assure Martin Mallet.

L’UPM propose donc que les fermetures dynamiques ne touchent pas les zones dont la profondeur est de moins de 60 pieds, ou 10 brasses.

« Les pêcheurs pourraient continuer à pêcher et les baleines auraient amplement d’espace pour cohabiter avec nos pêcheurs », conclut Martin Mallet.

D'après les informations de François Vigneault

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