Retour

Les ingénieurs du gouvernement amorcent un débrayage symbolique

L'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec déclenche aujourd'hui une grève symbolique pour tenter de faire changer l'attitude gouvernementale à la table de négociations.

Un texte de François Robert

Du 18 au 21 avril, les ingénieurs seront en grève pendant 41 minutes tous les après-midis.

Les négociations durent depuis plus de deux ans. La convention collective est échue depuis le 31 mars 2015.

Les ingénieurs du gouvernement souhaitent notamment un important rattrapage salarial et de meilleurs outils de travail, comme des logiciels estimateurs.

Selon le syndicat, le gouvernement du Québec fait partie du 5 % d’employeurs qui offrent les moins bonnes conditions dans le marché aux ingénieurs.

Les bas salaires contribuent à ce que les ingénieurs expérimentés se tournent vers le secteur privé, estime le syndicat.

Ceci accentue l’écart d’expérience que l’on retrouve souvent avec les vérificateurs de chantiers du gouvernement et les ingénieurs des firmes, qui demandent à facturer des extras au contrat initial, souligne Marc-André Martin.

Dans un mémoire récent intitulé « Pour en finir avec la vulnérabilité du gouvernement du Québec en ingénierie », le syndicat revendique notamment une parité d’expérience entre le privé et le public dans de telles situations.

Dans ce mémoire, les ingénieurs avancent aussi l’idée que leurs supérieurs immédiats devraient être des ingénieurs qui connaissent le domaine et non simplement des gestionnaires.

Dans le but que les conditions salariales permettent au gouvernement d'engager et de maintenir à l'emploi les experts dont il a besoin, le syndicat demande un rattrapage salarial d’au moins 20 % pour combler une part du fameux 41 % d’écart avec les ingénieurs des autres organismes publics.

Spectre de grève générale

Sans changement d’attitude de la partie patronale et sans progrès significatifs à la table de négociation, les ingénieurs du gouvernement pourraient avoir recours à une grève générale dès le mois de mai et entraîner la paralysie de plusieurs chantiers dans diverses régions du Québec, dont la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord.

Plus d'articles

Commentaires