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Les internautes suivent de près le conflit entre l'Alberta et la Colombie-Britannique

L'embargo du gouvernement albertain sur le vin britanno-colombien suscite du mécontentement sur Twitter. Des organismes environnementaux, dont Greenpeace, lancent un défi pour encourager les producteurs de vin de l'Okanagan.

Acheter du vin britanno-colombien et publier sur les réseaux sociaux une photo d'un verre de vin. C'est ce message que véhiculent des groupes environnementaux sur Twitter depuis le début de la journée de mercredi.

Ce mouvement est créé pour sensibiliser les Canadiens et les encourager à faire la promotion du vin britanno-colombien pour que la cause soit connue partout au pays.

« Il faut se mobiliser et être solidaire avec les Premières Nations et la Colombie-Britannique qui font face à un projet qui n'a aucun sens du point de vue climatique », estime Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat énergie à GreenPeace Canada.

« C'est une réaction inacceptable et disproportionnée de la part de l'Alberta », ajoute-t-il au sujet du boycottage de l'Alberta sur le vin de sa province voisine.

Le soutien des internautes

Les utilisateurs de Twitter sont nombreux à vouloir soutenir l'industrie viticole de la Colombie-Britannique.

« On vient de diminuer les risques de déversement de vin entre la Colombie-Britannique et l’Alberta... », écrit une internaute.

Les partis de l'opposition appellent au calme

Ian Paton, le porte-parole en matière d'Agriculture au Parti libéral de la Colombie-Britannique demande la fin de cette prise de bec avec l'Alberta. « C'est absurde que deux gouvernements néo-démocrates soient dans une guerre commerciale à propos d'un projet qui a reçu l'approbation du fédéral », estime-t-il.

De son côté, Andrew Scheer, le chef du Parti conservateur fédéral, appuie la construction du projet de pipeline Transmountain. Dans cette optique, il dénonce l'inaction du gouvernement de Justin Trudeau devant le conflit.

Kinder Morgan déçu

Ian Anderson, le président de l'entreprise Kinder Morgan responsable de la construction du pipeline Transmountain, trouve dommage que le désaccord entre les deux provinces prenne de telles proportions. Il explique qu'il n'a jamais voulu se retrouver au milieu de ce conflit.

Il espère que l'Alberta et la Colombie-Britannique trouveront un terrain d'entente pour que la construction de l'oléoduc puisse se poursuivre.