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Les loyers sont maintenant plus élevés à Toronto qu'à Vancouver

Ceux qui se cherchent un appartement à une chambre à Toronto doivent maintenant payer plus cher en moyenne (2100 $ par mois) qu'à Vancouver (1990 $ par mois), selon les chiffres de Padmapper, un site web qui répertorie les logements à louer.

Un texte de Philippe de Montigny

Marc-André Giasson, 26 ans, peine à trouver un nouvel appartement. Il doit déménager le mois prochain car son propriétaire a vendu le condo qu’il louait. « Quand je cherchais il y a un an, un studio tournait autour de 1450 $ à 1500 $. Maintenant, je ne trouve rien de disponible en dessous de 1650 $ », dit-il.

De plus en plus de jeunes professionnels choisissent d’habiter chez leurs parents ou en colocation, souligne-t-il. Le nombre d’appartements disponibles a d’ailleurs atteint un creux historique, avec un taux d’inoccupation de 0,3 % au dernier trimestre de 2017, selon Urbanation Inc.

Les mesures provinciales exacerbent-elles la hausse des loyers ?

Selon des agents immobiliers, le contrôle des loyers adopté par la province l'an dernier exacerbe en fait la hausse des loyers, en réduisant l’offre sur le marché.

Plafonner le taux d’augmentation des loyers décourage la construction de nouveaux immeubles d’appartements mis en location, selon l’agent Jean Pearson de RE/MAX, parce que c’est plus rentable pour les promoteurs immobiliers de construire des condos à vendre.

Le directeur de la Fédération des associations de locataires de Toronto, Geordie Dent, souligne cependant qu’il n’y a pas eu beaucoup de nouvelles constructions après 1991, même si les propriétaires pouvaient augmenter le loyer sans limite. « Il n’y a pas de lien entre le contrôle des loyers et la construction de nouveaux appartements locatifs » dit-il.

Selon lui, il faut que le gouvernement ontarien et la Ville de Toronto mettent en place des mesures incitatives pour favoriser la construction d’unités qui seraient mises en location.