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Les militaires canadiens lancent 16 défis aux scientifiques

Le ministère de la Défense du Canada lance un appel d'offres pour trouver des réponses à 16 défis auxquels il est confronté. Il s'agit entre autres d'améliorer la protection des soldats contre les balles ou encore d'élaborer de nouveaux systèmes de détection des armes chimiques.

Les équipes universitaires ou d'entreprises qui y participent pourraient recevoir jusqu'à 1,2 million de dollars chacune. Cet appel d'offres fait partie d’un investissement de 1,6 milliard de dollars annoncé en juin 2017 par Ottawa pour soutenir la recherche et l’innovation dans le secteur de la défense.

Les personnes intéressées ont six semaines pour soumettre une idée de concept permettant de résoudre l’un des 16 défis. Les équipes retenues auront ensuite six mois et jusqu’à 200 000 $ pour perfectionner leur concept. Les meilleures propositions seront retenues pour une deuxième phase de six mois pendant laquelle les chercheurs recevront jusqu’à 1 million de dollars additionnels.

Le ministère de la Défense espère ainsi profiter de l’ingéniosité des innovateurs canadiens. Le directeur général du programme d’Innovation pour la défense, l’excellence et la sécurité (IDEeS), Éric Fournier, admet que de nombreux partenariats de recherche existent déjà. Il juge cependant nécessaire d’ouvrir la porte à de nouveaux acteurs.

Il ajoute que les centres de recherche gouvernementaux ont perdu beaucoup d’importance au profit des universités et des entreprises privées. « Tous ces gens-là font de la recherche et nos laboratoires ont besoin d'un peu de support pour en faire plus », explique-t-il.

Sous-traiter l’égalité homme femme ?

Les 16 défis ne sont cependant pas tous techniques. Parmi eux figure l’objectif des Forces canadiennes, qui souhaitent compter 25 % de femmes d’ici 2026.

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, affirme que l’appel d’offres n’est que l’une des avenues envisagées pour accroître la représentation féminine au sein des forces armées.

Il souhaite se baser sur les meilleures pratiques, notamment celles employées par le secteur privé.

La première phase de recherche dispose d’un budget total de 30 millions de dollars alors que 20 millions seront investis dans la deuxième phase.