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Les pêcheurs madelinots en attente d'améliorations à la grue-portique

Des pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine sont impatients de voir des améliorations apportées à la grue-portique du quai de Cap-aux-Meules.

Un texte de Félix Morrissette-Beaulieu

L'infrastructure permet de sortir les bateaux de l'eau et de les déplacer sur le quai.

Selon Bruno-Pierre Bourque, qui représente les crabiers de la zone 12F, la grue actuelle ne répond pas aux besoins des pêcheurs madelinots et ne permet pas de sortir la très grande majorité des bateaux.

Une situation qui a des conséquences importantes selon lui, notamment pour les pêcheurs qui doivent se rendre vers ports pour entretenir leurs bateaux.

« Il y a quelques chanceux qui peuvent encore l'utiliser, mais il a une grosse économie qui se perd aux îles à cause de cette grue-là. Pis là, le gouvernent parle de la remplacer, mais ça ne va pas aussi vite qu'on l'aimerait, et chaque année les bateaux sur hauturier sortent des îles pour leur entretien », déplore le pêcheur.

Une étude de faisabilité pour une grue de 200 tonnes

De son côté, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) indique avoir soutenu la réalisation d'une étude de faisabilité pour remplacer la grue-portique actuelle par une grue pouvant soutenir 200 tonnes, le double de la capacité actuelle.

Le Ministère dit maintenant attendre un consensus de la part des pêcheurs avant d'aller plus loin.

Or, selon Bruno-Pierre Bourque, les besoins sont davantage pour une grue de 300 tonnes.

« Aussitôt qu'on parle de bateaux plus gros, on parle de bateaux qui ont besoin de plus d'entretien. On fait le tour des Maritimes et toutes les grues neuves ont des capacités de 300 tonnes. Ça serait de niveler par le bas d'avoir une grue de 200 tonnes ».

Pas de grues de 200 tonnes sans une nouvelle cale de halage

La firme d’ingénieurs WSP, qui a mené l'étude de faisabilité pour le MAPAQ, souligne que la cale de halage actuelle ne permet pas de soutenir une grue de 200 tonnes.

WSP indique que la cale « présente certains bris, dommages et défauts dont le degré de sévérité varie de mineur à sévère ».

Ainsi, la firme d'ingénieur affirme qu'il « est requis de procéder à la reconstruction de la cale de halage afin de pouvoir opérer une grue marine d'une capacité de 200 tonnes ».