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Les petites villes ressentent le poids du marché immobilier de Vancouver

La hausse des prix de l'immobilier dans le Grand Vancouver pousse les habitants à s'installer dans des villes situées de plus en plus loin de la région.

C'est le cas de Dawn Mortensen qui a vécu à Squamish pendant 20 ans. « On a vu tous ces gens qui venaient s’installer ici, la petite ville de Squamish est plutôt devenue un centre urbain », raconte-t-elle.

Elle a donc préféré partir avec sa famille et s'installer plus loin à Lillooet où elle travaille comme agente immobilière dans cette ville pittoresque de 1500 habitants.

Mme Mortensen dit que la plupart de ses clients lui ressemblent : ils viennent du corridor Sea-to-Sky qui est prisé par des Vancouvérois à la recherche de logements abordables.

« La plupart des gens qui s’installent ici sont de jeunes familles qui ne peuvent plus se permettre le marché de Squamish [...] ou des gens de notre âge qui vendent parce que les prix sont si élevés », explique Mme Mortensen qui est dans la cinquantaine.

À la recherche d'une maison abordable

Même à Lillooet, environ quatre heures au nord-est de Vancouver, les effets secondaires du marché immobilier de Vancouver se font ressentir.

Les évaluations résidentielles à Lillooet ont grimpé de 15 % de 2016 à 2017. Malgré tout, il reste possible de s’acheter une maison détachée sur un acre de terrain pour moins de 350 000 $, selon l'Association immobilière de la province.

À Squamish par contre, le prix standard d’une maison unifamiliale dépassait le million de dollars en avril.

Les prix immobiliers s’envolent aussi à l’ouest de Vancouver le long de la côte Sunshine, la « côte ensoleillée ».

Environ la moitié des acheteurs à Powell River, par exemple, proviennent des villes entre Hope et Squamish où se trouve également le Grand Vancouver.

Le prix moyen d’une maison à Powell River a grimpé de 16 % en un an. Il est présentement fixé à 352 724 $.

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