Retour

Les prestations aux aînés monteront en flèche, dit l’actuaire en chef du Canada

Un examen du plus vaste programme de prestations aux aînés au pays projette des niveaux record de dépenses entraînées par les vagues de départ à la retraite des baby-boomers dans les prochaines années.

Il s'agit du premier aperçu de l'impact qu'aura l'expansion du Régime de pensions du Canada (RPC), qui s'échelonnera sur 40 ans, sur le programme de la Sécurité de la vieillesse (SV).

L'actuaire en chef du Canada, Jean-Claude Ménard, précise dans son rapport que les dépenses annuelles de ce programme devraient atteindre 247 milliards de dollars d'ici 2060, soit près de cinq fois la somme projetée cette année, alors que davantage de Canadiens prennent leur retraite et que l'espérance de vie progresse.

L'augmentation prévue devrait toutefois être amortie par la croissance économique.

Pour la même période, les prestations du RPC seront rehaussées et devraient donc faire baisser le nombre d'aînés à faible revenu, et du même coup, le nombre de personnes admissibles au Supplément de revenu garanti. Ceci permettrait au programme d'épargner trois milliards de dollars en 2060. Les dépenses du programme de la SV s'en verraient elles aussi diminuées, puisque les prestations s'ajustent aux revenus.

Le professeur associé à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) Paul Kershaw explique que, selon ce rapport, le Canada s'attend à ce que les jeunes adultes dépendent moins du programme de la SV en cotisant davantage au RPC, mais on leur demandera de délier les cordons de leur bourse pour la population vieillissante.

Selon Statistique Canada, 12 millions de personnes âgées seront dénombrées au pays en 2061.

Le gouvernement de Stephen Harper avait fait passer l'âge d'admissibilité à la SV de 65 à 67 ans, mais celui de Justin Trudeau a annulé cette décision. Les libéraux reconnaissent cependant qu'il faut encourager les Canadiens à demeurer plus longtemps sur le marché du travail.

Plus d'articles

Commentaires