Retour

Les prix des permis de pêche sont « surévalués », selon le ministre LeBlanc

Le ministre fédéral des Pêches, Dominic LeBlanc, est d'avis que les prix des permis de pêche sont devenus trop élevés et veut travailler avec les membres de l'industrie pour remédier à la situation. En visite à Chester, en Nouvelle-Écosse, mardi, le ministre a dit avoir l'intention de rendre le processus d'obtention d'un permis plus juste.

« Les permis de pêche sont devenus surévalués dans les dernières années, spécialement ici dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse », a-t-il dit pendant son discours.

Les permis peuvent dans certains cas être vendus pour des centaines de milliers de dollars. La seule façon de s'en procurer un est souvent de l'obtenir par transfert d'un membre de la famille.

Le système semble « injuste »

Ces prix élevés ont pour effet d'exclure certaines personnes de l'industrie, estime le ministre LeBlanc.

La présidente de la Fédération canadienne indépendante des pêcheurs, Melanie Sonnenberg, dit que le problème récurrent pour l'industrie est de trouver un équilibre entre le transfert intergénérationnel de permis et les pêcheurs qui ont fait des investissements majeurs à travers les années pour entrer dans l'industrie.

Certains pêcheurs considèrent, selon elle, leur permis comme une sorte de pension parce qu'ils peuvent aller chercher un bon montant en le vendant au moment de se retirer.

Melanie Sonnenberg demande au gouvernement d'être conscient de l'ardeur dont certains pêcheurs ont fait preuve pour maintenir leur qualité de vie et se rendre là où ils sont aujourd'hui.

Elle convient néanmoins qu'il doit y avoir des discussions à propos de la difficulté d'impliquer les jeunes afin qu'ils développent une entreprise et une carrière dans la pêche.

Il n'y a pas de solution facile, selon elle, et les changements ne vont pas s'effectuer bientôt.

« Il faut protéger les parties impliquées et trouver une façon d'accommoder tout le monde », a-t-elle dit.

Protéger les propriétaires-exploitants

Cette idée va de pair avec un autre aspect du discours du ministre LeBlanc mardi. Il désire trouver des façons légales afin de protéger les propriétaires-exploitants des grandes entreprises pour préserver les flottilles de pêche dans les petites communautés.

Si le but est de protéger les propriétaires-exploitants, il faut qu'ils continuent d'exister, prévient Melanie Sonnenberg. C'est pourquoi la discussion à propos du prix des permis doit absolument avoir lieu.

D'après le reportage de Michael Gorman, CBC

Plus d'articles

Commentaires