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Les producteurs de bois d'oeuvre albertains inquiets

Les producteurs albertains de bois d'oeuvre s'inquiètent de l'effet que pourrait avoir l'imposition d'une possible taxe à la frontière américaine.

Le département américain du commerce devrait annoncer s'il compte imposer des droits sur le bois d'oeuvre canadien mardi.

En Alberta, le secteur forestier emploie près de 20 000 personnes et génère 5 milliards de dollars par année.

« Le coût supplémentaire a un effet sur la viabilité de l'industrie ici, au Canada, et met en danger les emplois », indique le porte-parole de l’Association des produits forestiers de l'Alberta, Brock Mulligan.

Le dernier conflit sur le bois d’oeuvre entre le Canada et les États-Unis avait coûté cher à l’industrie canadienne, qui avait perdu des milliers d’emplois dans ce domaine.

« Il n’y a aucun doute qu'il a eu un effet important sur l'industrie, la dernière fois qu'il y a eu un différend au début des années 2000 », relate M. Mulligan.

La majorité de cette industrie est concentrée dans le nord de la province, qui serait ainsi le secteur le plus touché par cette mesure.

La mairesse de Manning, Sunni-Jeanne Walker, s’inquiète que ces nouveaux droits de douane potentiels puissent mener à la fermeture de l'usine de transformation du bois d’oeuvre, surtout dans la mesure où la municipalité ne peut plus dépendre des emplois dans le secteur pétrolier.

« Nous avons été touchés dans l'Ouest la dernière fois [...] Ils [ les employeurs] ont vraiment dû commencer à scruter leurs ventes et leurs prix. Je sais combien nous sommes dépendants », affirme Mme Walker.

Nouveau marché?

Les producteurs albertains tentent de trouver un nouveau marché pour exporter. La Chine pourrait offrir des possibilités intéressantes pour la province.

« Il y a eu beaucoup d'efforts pour étendre le marché vers l'Asie, en particulier vers la Chine », affirme M. Mulligan.

Avec des informations d'Héloïse Rodriguez

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