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Les réseaux sociaux facilitent le commerce des biens de seconde main

L'économie de seconde main foisonne d'opportunités d'achats sur le web. En Abitibi-Témiscamingue, de plus en plus de communautés d'internautes s'organisent pour vendre, acheter ou échanger des articles entre elles.

Avec les informations de Marc-Olivier Thibault

Facebook, Kijiji, eBay ou Cablevision : les plateformes en ligne de l'économie de seconde main sont nombreuses et de plus en plus utilisées. Mais il y a aussi les plus petits groupes comme « La garde-robe de Danabanana » de Geneviève Sallafranque de Rouyn-Noranda qui font leur apparition. Elle compte plus d'une centaine de membres.

« Étant donné que je cherche surtout des vêtements pour enfants, je m'intéresse surtout à ce genre de groupe-là, lance-t-elle d'emblée. Donc, je peux en racheter de d'autres, les essayer à ma fille, un coup qu'elle ne les porte plus, je peux les revendre sur mon groupe à moi. Ce que j'aime le plus, c'est quand je peux acheter un gros lot de vêtements dont je n'ai pas tout vu les morceaux. »

Cynthia Alarie de St-Mathieu-d'Harricana est pour sa part gestionnaire de trois groupes d'achats et de ventes sur Facebook. Elle a aussi développé le service « Abitibi transport intervilles » qui offre le transport, d'un article acheté en ligne, du domicile du vendeur à celui de l'acheteur en échange d'une contribution financière.

« J'ai eu des demandes ridicules pour plein d'affaires : j'ai voyagé des escargots, y en a un qui voulait voyager son chat, énumère-t-elle. Mais, c'est extrêmement rare que [j'aille] acheter à ma fille un morceau de linge neuf, tellement qu'on en trouve en super bon état encore pour rien. »

Des trouvailles pour les petits comme pour les grands

Les articles pour enfants et le vêtement sont les articles les plus populaires, selon Mélissandre Fausse. Celle qui est également connue comme « La Modeuse » sur les réseaux sociaux voit un aspect moral.

« [Quand on fait] le ménage de sa garde-robe, est-ce qu'on a vraiment besoin de racheter? Est-ce qu'il y a des choses que je peux garder? Est-ce que je peux racheter juste un petit morceau pour compléter [un ensemble]?, s'interroge la jeune maman. [C'est] donc de vraiment penser à vendre avant de jeter, de penser à d'autres personnes, que ce soit aller dans la garde-robe de ta meilleure amie pour faire des échanges. »

En 2017, 7,3 % des Canadiens utilisent les réseaux sociaux pour faire une transaction d'articles usagés conte 5,3 % l'année précédente, selon l'Indice Kijiji de l'économie de seconde main.

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