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Les retraites du secteur public trop dépendantes des énergies fossiles, selon un rapport

Les retraites de plus de 500 000 Britanno-Colombiens qui travaillent dans le secteur public dépendent trop de l'industrie des combustibles fossiles, selon un nouveau rapport du Centre canadien de politiques alternatives.

Plus de 3 milliards de dollars du fonds de 135,5 milliards gérés par la Société de gestion des placements de la Colombie-Britannique (BCI) sont investis parmi les 200 sociétés pétrolières et gazières les plus importantes cotées en bourse, selon l’étude « Les retraites à combustibles fossiles du Canada » (Canada’s Fossil-fuelled Pensions).

Zoë Yunker, coauteure de l’étude et étudiante à l’Université de Victoria, est préoccupée par la situation vu l’engagement du Canada à l’Accord de Paris qui doit limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.

« La limite de deux degrés n’est pas un choix. Nous devons absolument limiter les combustibles fossiles et faire une transition vers une économie fondée sur l’énergie propre », dit-elle.

BCI est la quatrième société de gestion des placements au Canada et dirige les fonds du personnel universitaire, des employés municipaux, des enseignants et des membres du service public.

Le rapport décrit l’investissement de BCI dans les combustibles fossiles comme étant « un échec moral ainsi qu’un risque financier ». Il estime que la société devrait vendre ses actions dans les compagnies pétrolières et gazières et les réinvestir dans des actions du secteur du développement durable.

BCI promet un plan d’action climatique

Gwen-Ann Chittenden, porte-parole de BCI, dit que la société cherche des investissements « qui génère des profits fiables » et que ceci comprend l’industrie pétrolière et gazière.

Cependant, elle affirme que la société de gestion des placements est également en train de développer « une approche en réponse à la limite de deux degrés Celsius » qui sera bientôt rendue publique.

Selon Christie Stephenson, directrice générale du Centre de l’éthique professionnelle Peter P. Dhillon à l’Université de la Colombie-Britannique, investir dans l’industrie pétrolière comprend certains avantages pour le climat.

« Être propriétaire de compagnies dans l’industrie de l’énergie permet de les influencer à rapidement faire la transition vers des stratégies à faibles émissions tandis que se désinvestir entièrement sacrifierait cette influence », affirme Mme Stephenson.