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Les syndiqués de l’usine Cedrico de Price durcissent le ton

Les travailleurs syndiqués de l'usine Cedrico ont voté à 84 % vendredi dernier pour divers moyens de pression pouvant inclure des arrêts de travail.

Un texte de Joane BérubéLe syndicat avait rejeté les propositions patronales en décembre. Les parties avaient fait appel en janvier au Service de conciliation du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale pour faire avancer les négociations.

Les promesses faites devant le conciliateur pour démontrer notre bonne foi ne tiennent plus considérant que nous sommes les seuls à démontrer notre bonne foi.

Yves Lévesque, conseiller syndical à la mobilisation du Conseil central CSN du Bas-Saint-Laurent.

Selon le syndicat, il y a six ans, les employés avaient fait d’importantes concessions lors de la dernière négociation puisque l'entreprise était alors en difficulté.

Les employés s’attendaient donc à ce que l’employeur se montre maintenant plus généreux, ce qui n’est pas le cas, selon le conseiller syndical à la mobilisation, Yves Lévesque.

« Les négociations achoppent principalement sur des questions monétaires, rapporte M. Lévesque, et sur certaines clauses à incidence monétaire comme les primes, les congés mobiles, le retour d’une assurance collective, un bonus que l’employeur refuse de conventionner même s’il existe depuis belle lurette. »

D’après M. Lévesque, l’employeur ne semble pas vouloir faire avancer les négociations. « Ces dernières avancées étaient inférieures à ce qui avait été avancé en décembre, il n’y a aucun sérieux de la partie patronale de vouloir aller vers un règlement. »

Les parties sont en discussions depuis le 20 septembre. La prochaine rencontre est prévue le 18 février en présence d’un conciliateur. La convention est échue depuis le 30 octobre 2016.

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