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Les taux d'inoccupation élevés ne font pas peur aux promoteurs immobiliers

Les propriétaires d'appartements dans la région du Grand Moncton n'ont pas la vie facile depuis quelques années, mais en dépit des temps difficiles, certains continuent de construire et s'attaquent désormais à un marché bien précis.

Dans la grande région métropolitaine de Moncton, le taux d'inoccupation atteint les 7,4 %. Seule la Ville de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick a un pire rendement que Moncton, avec un taux de 8,5 %. La moyenne nationale s'établit à 3,3 %.

Or, à Dieppe en banlieue de Moncton, le taux d'inoccupation descend à 4,4 % soit en deçà de la moyenne du secteur.

Malgré un marché difficile, le propriétaire et président d'Entreprises Sira, Aris Vautour, veut investir 30 millions de dollars pour la construction d'un immense édifice à logement haut de sept étages et long de 100 m près du centre commercial Place Champlain.

« Moi je dis que j'ai l'endroit idéal pour bâtir un bloc appartement puis le marché est là pour ce genre d'appartements qu'on veut construire », affirme Aris Vautour.

Le propriétaire de 615 appartements répartis dans 20 édifices dans la région de Moncton vise les baby-boomers assez aisés et prêts à payer au moins 1300 $ par mois pour un appartement de luxe.

« Beaucoup de baby-boomers, des professionnels, des garde-malades, des enseignants avec des grosses pensions qui veulent avoir des beaux appartements », soutient-il.

Toutefois, dans la région, l'offre est trop élevée pour la demande. « Ce n'est pas évident, il y a eu des grosses constructions qui se sont faites dans les dernières années, les taux d'intérêt sont pas hauts donc c'est motivant pour les développeurs », explique le président de Propriétés A.T.M.J., Albert Boudreau.

Si les affaires vont relativement bien pour M. Boudreau qui gère 245 appartements à Moncton, il croit qu'il faudra encore un certain temps pour que la situation se stabilise.

« Moi je dis que ça va prendre un bon trois à cinq ans avant qu'on absorbe. Si on peut avoir de l'ouvrage, de l'emploi à Moncton qui va justifier que le monde reste ici et qui fasse leur vie ici », soutient-il.

D'après le reportage de Pierre-Alexandre Bolduc

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