Les membres de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC) ont voté à 98,1 % contre la dernière offre du Canadien Pacifique (CP) concernant leur convention collective. Le taux de participation était d'environ 76 %, d'après le syndicat.

L’offre finale du CP était insuffisante, comme l'affirme Teamsters Canada dans un communiqué. Le syndicat précise que les travailleurs estiment que la compagnie ne prend pas en considération la colère des salariés envers certaines pratiques qualifiées d'abusives en ce qui a trait aux relations de travail.

La CFTC s’est engagée à reprendre les négociations immédiatement afin d’éviter une possible grève et dit également avoir accepté l’intervention de médiateurs fédéraux.

Teamsters Canada déclare toutefois qu'en cas d’échec des négociations, les membres du syndicat pourraient déclencher une grève, avec un préavis de 72 heures. Le syndicat ajoute que les salariés qui conduisent les trains de banlieue de Vancouver, Toronto et Montréal ne seraient pas en grève.

Les discussions ont commencé en novembre

Les 3000 membres de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada avaient rejeté plus tôt cette année une entente de principe qu'avaient conclu leurs leaders syndicaux et les négociateurs du transporteur ferroviaire.

Le Conseil canadien des relations industrielles supervisait le vote des syndiqués sur la dernière offre patronale de la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique.

Le principal point en litige vient des exigences de l'entreprise en matière de disponibilité des mécaniciens et chefs de train, ce qui entraînerait beaucoup de fatigue, voire d'épuisement, avait expliqué Christopher Monette, directeur des affaires publiques à Teamsters Canada en avril dernier.

Le scrutin devait se terminer le 23 mai dernier, mais a été repoussé au 25 mai, car une erreur d’imprimerie s’était glissée dans la lettre d’instruction de vote originale, selon le Conseil canadien des relations industrielles.

La convention collective des Teamsters est échue depuis le 31 décembre dernier. Les négociations avaient débuté avant l'échéance de la convention, le 16 novembre.