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Les tensions persistent à Saint-Cuthbert au sujet d'un projet d'aérodrome

À Saint-Cuthbert, des citoyens sont à bout de ressources pour empêcher un projet commercial de voir le jour. Ils se battent depuis plusieurs mois contre la construction d'un aérodrome dans leur village, dans Lanaudière.

Le groupe a fait circuler une pétition et interpellé les élus municipaux et provinciaux. Tous ces appuis sont insuffisants pour faire stopper la construction, puisque c’est un projet de juridiction fédérale.

Les citoyens craignent que les activités de l’aérodrome ne viennent perturber leur quiétude.

La Municipalité juge, elle aussi, le projet indésirable, au point d’avoir fait appel aux tribunaux. Le maire, Bruno Vadnais, explique que la Cour supérieure du Québec a ordonné un arrêt temporaire des travaux sur une partie de ce qui sera la piste d'atterrissage. La Cour demande à l’entrepreneur d’obtenir une autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Il faut toujours passer devant les juges, ça devient épuisant financièrement pour la Municipalité.

Bruno Vadnais, maire de Saint-Cuthbert

Les résidents sont exaspérés, car ils constatent que le promoteur, Guillaume Narbonne, continue de développer son projet.

[Je suis] dans un état d'indignation avancé, mais je ne suis pas surprise, parce que depuis le début, il [le promoteur] n'en fait qu'à sa tête.

Julie Robillard, opposante au projet d’aérodrome

Créer une offre touristique

Guillaume Narbonne, de l’entreprise DGNE, affirme respecter les lois en vigueur. Il soutient que le déboisement qu'il exécute actuellement n'est pas considéré comme de la construction, alors il soutient avoir le droit de poursuivre ces travaux.

L’opposition, elle n'est pas unanime [...] On a beaucoup de gens qui nous appuient.

Guillaume Narbonne, promoteur du projet d’aérodrome

Il estime que son projet d'aérodrome créera une offre touristique. Guillaume Narbonne affirme que son école permettra aux gens de faire l'essai d'un appareil ultraléger récréatif.

Consultation publique

Par courriel, Transports Canada nous a indiqué que « puisque le site proposé à Saint-Cuthbert est à l’extérieur d’une zone bâtie d’une ville ou d’un village, aucune certification, autorisation ou approbation n’est requise par Transports Canada ». Le ministère fédéral a tout de même recommandé au promoteur de mener une consultation publique afin de « se plier à l’esprit de la réglementation ».

M. Narbonne a donc mené une consultation de son plein gré et soumis un rapport final à Transports Canada. Le Ministère procède actuellement à l’évaluation du document.

D'après les informations de Claudie Simard