Plus de 300 personnes se sont rassemblées à Miramichi, samedi, pour discuter des menaces qui pèsent sur plusieurs emplois dans cette région du Nouveau-Brunswick.

La région a vu plusieurs emplois perdus dans le secteur forestier, des pâtes et papiers, mais aussi du secteur des foyers de soin et des petites entreprises. Une partie de la population de la région de Miramichi est furieuse et craint pour le pire.

La menace de plusieurs pertes d'emploi est bien présente dans la région, et on en veut au gouvernement pour son inaction dans le dossier.

Le vice-président de la fédération des propriétaires de lots du Nouveau-Brunswick, Jean-Guy Comeau, dénonce en particulier ce qui se passe au moulin de la compagnie Miramichi Lumber.

C'est que le gouvernement provincial a décidé de ne pas donner d'allocation pour la coupe de bois sur les terres de la région, ce qui a occasionné la perte de 140 emplois.

« Notre communauté a été mal desservie par les deux ou trois derniers gouvernements », affirme M. Comeau.

En dépit des pertes d'emplois qui se multiplient depuis plusieurs années, le maire de Miramichi, Gerry Cormier, reste positif et optimiste.

« Les choses commencent à monter avec le centre de paye, les écoles, même le taux de chômage est à 6,5 %, ce qui est vraiment bon pour nous autres. On n'a jamais vu ça », soutient-il.

M. Cormier pense même que le moulin Miramichi Lumber rouvrira complètement ses portes dès cet automne selon les rumeurs qui courent. Mais Jean-Guy Comeau croit qu'il en faudra encore plus afin de relancer l'industrie forestière.

« Comme propriétaire de lots de bois, je dépends de ces moulins, ces industries locales pour vendre mon bois », tranche-t-il.

D'après le reportage de Pierre-Alexandre Bolduc.

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