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Les travailleurs du chantier naval Irving, à Halifax, acceptent l’entente de principe

Les syndiqués du chantier naval Irving, à Halifax, ont voté en faveur d'une nouvelle convention collective d'une durée de quatre ans.

Cette entente conclue la semaine dernière prévoit des augmentations de salaire de 2 % la première année, puis de 1,5 % lors de chacune des trois années suivantes. L’offre initiale prévoyait des augmentations de 1,5 % chaque année du contrat.

Les travailleurs de la Fédération des travailleurs de construction navale, affiliée à Unifor, n'ont pas obtenu les congés de maladie qu'ils réclamaient, selon le syndicat, mais ils ont en revanche accepté un ensemble d'avantages sociaux qu'ils estiment plus généreux. Unifor relève des améliorations en ce qui concerne l’assurance maladie, les vacances et le régime d’épargne-retraite des employés.

La partie patronale s'est de plus engagée à régler d'ici 90 jours les nombreux griefs en suspens. Les représentants syndicaux avaient notamment déploré ces derniers mois des mesures disciplinaires à l'encontre des employés.

« Ces améliorations contractuelles vont grandement contribuer à régler les problèmes au chantier », indique David Baker Mosher, président de la section locale 1 de la Fédération des travailleurs de construction navale.

En revanche, il semble que les syndiqués n'ont pas réussi à faire reculer Irving sur la question des sous-traitants employés au chantier. Ils seraient de 150 à 300 travailleurs dans cette situation, selon le syndicat, qui dénonçaient leur présence.

Les travailleurs étaient sans contrat de travail depuis décembre. Après le rejet d’une première entente de principe par 75 % des membres, les ouvriers avaient donné un préavis de 48 heures avant le déclenchement d’un possible arrêt de travail le 16 juin, mais étaient retournés à la table des négociations.

Les quelque 800 syndiqués construisent des navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique pour le gouvernement du Canada.