Retour

Les travailleurs forestiers manifestent pour leur gagne-pain

Des centaines de travailleurs de l'industrie forestière du Nouveau-Brunswick ont manifesté aujourd'hui, à Saint-Jean pour presser le gouvernement fédéral de mettre un terme au conflit du bois d'oeuvre.

Plus de 300 travailleurs de l'industrie forestière de partout au Nouveau-Brunswick ont manifesté dans le moulin de l'entreprise JD Irving, à Saint-Jean. Leur message est simple, ils demandent au gouvernement de continuer de négocier avec les États-Unis pour arriver à une entente au sujet du bois d'oeuvre.

Après avoir imposé des droits compensatoires entre 3 % à 24 % en avril aux exportateurs canadiens de bois d’oeuvre, l’administration Trump pourrait décider cette semaine d'imposer des droits antidumping qui pourrait atteindre 10%. Des droits antidumping pourraient être imposés parce que les Américains accusent les entreprises canadiennes de vendre leur bois au rabais de l'autre côté de la frontière.

Jean Ringuette, un travailleur forestier présent à la manifestation croit qu'il serait mieux de trouver de nouveaux marchés au lieu de se battre contre l'administration Trump :« Donald Trump est en train de sécuriser son produit dans son pays probablement, le Canada devrait peut-être prendre l’idée de vendre son bois ailleurs qu’aux États-Unis parce que Trums ne changera pas d’idée ».

Jim Irving présent au rassemblement

Les membres du syndicat Unifor ont reçu un appui inattendu de la part du coprésident directeur général de JDI, Jim Irving qui tenait à participer à cette journée de manifestation. Monsieur Irving dit que c'est une bataille pour l'industrie en entier. Même si la compagnie J. D. Irving, l’un des plus gros producteurs néo-brunswickois, s’est vu imposer des droits de 3,02 % dans la décision préliminaire des États-Unis, Jim Irving dit que c'est trop.

L'industrie forestière crée 202 000 emplois directs dans 650 collectivités partout au Canada, dont près de 20 000 dans les provinces de l'Atlantique.

Plus d'articles

Commentaires