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Les travaux du futur Réseau express métropolitain se mettent en branle

Le coup d'envoi des travaux du futur Réseau express métropolitain (REM) sera donné au cours des prochaines semaines. Le REM, qui comptera 67 kilomètres et 26 stations, doit prendre près de cinq ans à construire.

Trois chantiers seront à surveiller : le site de la station Édouard-Montpetit, celui de la station Mont-Royal ainsi que celui des stations Panama et du Quartier à Brossard.

Au cœur d’un quartier universitaire

La future station Édouard-Montpetit, la deuxième plus profonde en Amérique du Nord, sera construite à l'angle de l'avenue Vincent d'Indy et du boulevard Édouard-Montpetit, devant le pavillon Marie-Victorin de l'Université de Montréal.

En vue des travaux, 30 000 mètres cubes de roc devront être extraits de la montagne sur une période d’environ 18 mois de travaux, indique Jean-Philippe Pelletier, directeur adjoint à la réalisation du projet du REM.

« On entame une longue séquence d'excavation. On doit descendre 70 mètres sous le sol, là où se trouve le tunnel du mont Royal », explique-t-il.

Les riverains du chantier dans le secteur de l'Université devront composer avec le passage d’une vingtaine de camions par jour à compter de l’automne. La station du REM Édouard-Montpetit devrait être inaugurée début 2022.

Une gare en cache une autre

Plus au nord, la station Mont-Royal du train actuel vers Deux-Montagnes dans Ville-Mont-Royal sera également le théâtre d’importants travaux.

Depuis le 25 juin, une seule voie ferrée sur deux est en fonction sur cette ligne, forçant l'annulation de quatre départs quotidiens du train de banlieue.

Sur ce site, il faudra excaver les voies pour pouvoir creuser les fondations de la future station, détaille M. Pelletier.

La future station REM Mont-Royal y sera inaugurée en 2022 également.

Un immense bloc de verre sur l’autoroute 10

Les automobilistes qui emprunteront l'autoroute 10 verront dès les prochains mois s’élever la station Panama, à Brossard. Elle émergera de l'autoroute en un immense bloc de verre, selon Daniel Arbour, directeur du consortium d'architecture Lemay, Perkins+Will et Bisson Fortin, qui travaille sur l'architecture des futures stations.

La construction nécessitera des travaux majeurs pour « refaire les systèmes de drainage ». Il faudra également élargir le centre de l'autoroute, ce qui nécessitera une « reconfiguration des voies autoroutières », précise pour sa part Jean-Philippe Pelletier, du bureau de projet du REM.

À compter de la mi-août, en sortant de Montréal, les automobilistes devront rouler sur les voies de service plutôt que sur l’autoroute 10, entre le boulevard Milan et l’autoroute 30. Deux voies y seront ouvertes à la circulation, ce qui ne devrait pas trop aggraver les problèmes de congestion, selon les organisateurs.

De verre et de bois

Les 26 futures stations du REM auront toutes la même signature, basée sur trois grands principes : mouvement, transparence et identité commune. Le verre y sera l’un des matériaux les plus importants, indique M. Arbour.

« La transparence, c'est le vu et être vu. C'est-à-dire qu'on voit partout dans la station et on voit l'extérieur de la station », ajoute M. Arbour.

Le bois fera aussi partie de la signature des stations du REM. On le verra notamment dans les plafonds, côtoyant le métal, le mobilier et les rampes, poursuit-il.

Les travaux devraient durer jusqu'en 2021, année où la branche sud du REM entrera en fonction.

D'après le reportage de Jean-Sébastien Cloutier