Retour

Libre-échange interprovincial : une occasion commerciale inespérée, dit le Manitoba

Un nouvel accord de libre-échange rendra les entreprises manitobaines plus concurrentielles sur les marchés national et étrangers, déclare le ministre provincial de la Croissance, de l'Entreprise et du Commerce, Cliff Cullen.

Un texte de Catherine Logan

Après deux ans et demi de négociations entre les provinces, le Manitoba a entériné vendredi l’Accord de libre-échange canadien (ALEC).

L’objectif de l’accord est d’éliminer les barrières commerciales entre provinces. La nouvelle entente remplace l’Accord sur le commerce intérieur, en vigueur depuis 1995. À la différence de son prédécesseur, l’ALEC couvre par défaut tous les secteurs de l’économie.

« Il s’agit d’une occasion exceptionnelle pour notre province et pour l’ensemble de l’économie canadienne », s’enthousiasme le ministre du Commerce. « Le cadre de [l’ALEC] nous permettra de livrer encore plus de biens et de services manitobains à travers le pays. »

Le Manitoba, une province exportatrice

Le commerce intérieur des biens et services manitobains se chiffrait à 18,8 milliards de dollars en 2015, représentant 52 % du total des exportations et presque 30 % du produit intérieur brut de la province.

« Puisque le Manitoba est une province exportatrice, nos entreprises profiteront de cette nouvelle entente », affirme par communiqué le président-directeur général du Conseil des affaires du Manitoba, Don Leitch.

Une concurrence internationale « d’égal à égal »

Le ministre Cullen fait remarquer que l’ALEC harmonisera également les engagements dans le domaine du commerce intérieur avec les engagements commerciaux internationaux, dont ceux de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne.

Selon le progressiste-conservateur, cette uniformisation permettra aux entreprises manitobaines de faire concurrence, d'égal à égal, avec les entreprises étrangères au sein du marché national.

Le président du regroupement d’agriculteurs manitobains Keystone (KAP), Dan Mazier, dit que chaque année, le Canada importe plus de 47 milliards de dollars en viandes, en céréales et en légumes de différents pays du monde.

« Avec les barrières commerciales interprovinciales, c’est plus facile pour les transformateurs et détaillants de l’industrie alimentaire d’importer de la nourriture d’un autre pays que d’une autre province », souligne-t-il.

L’accord de libre-échange entrera en vigueur le 1er juillet, à temps pour le 150e anniversaire de la Confédération.

Une absence manifeste

Alors que son nom figurait parmi les participants sur la convocation envoyée aux médias jeudi en fin de journée, le premier ministre Brian Pallister était absent lors de la conférence de presse vendredi.

Il s’est également absenté d’une conférence de presse plus tôt dans la journée où le gouvernement progressiste-conservateur a annoncé la fermeture de trois services d’urgence à Winnipeg.

Selon le ministre du Commerce, le chef du gouvernement devait se préparer à la présentation du budget provincial, qui aura lieu le 11 avril.

Avec des informations de Samuel Rancourt

Plus d'articles

Commentaires