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Limiter l'enfouissement des déchets en leur donnant une seconde vie : la symbiose industrielle de Drummondville

De vieilles couches transformées en produits utilisés dans l'aéronautique, c'est l'un des produits découlant du défi peu banal lancé par des intervenants économiques à Drummondville. Ensemble, ils tentent de créer de nouveaux marchés dans la région, tout en limitant l'empreinte écologique des entreprises.

Daniel Fortin est l’un de ces entrepreneurs avec des visées environnementales. Il récolte les rejets industriels destinés à l’enfouissement et conçoit de nouveaux produits. Les produits d’hygiène personnelle, notamment, ont un matériel très intéressant pour cet entrepreneur : le polyacrylate de sodium, qui peut absorber 200 fois son poids en eau.

« On développe une application pour l’industrie aéronautique pour gérer les déchets liquides qui sont dans les cabines, les restants de café, de boissons gazeuses et qui causent certains problèmes dans les avions », explique-t-il.

Ce modèle d’affaires intéresse au plus haut point des intervenants économiques drummondvillois, qui souhaitent le reproduire. Ensemble, ils ont mis sur pied un projet de symbiose industrielle.

« On veut créer un déclic dans nos entreprises qui se penchent sur la gestion de leurs matières résiduelles. On sait qu’il y a parfois beaucoup de potentiel inconnu avec certaines matières, donc il faut trouver des débouchés, de nouvelles avenues », explique Julie Biron, commissaire industrielle.

Un travail qui en vaut la chandelle

Les industries, les commerces et les activités de construction produisent plus de la moitié des déchets nécessitant d’être enfouis, à Drummondville. La Ville estime qu’il est plus que temps qu'ils contribuent à diminuer la masse de déchets sur le territoire.

Daniel Fortin croit que la réussite du projet passera par la volonté des industriels à faire leur part, d’autant plus qu’il est plus facile et moins coûteux d’enfouir.

« En Europe, [le coût d’enfouissement] est trois fois plus cher. Donc, dès que la matière est moins intéressante, ça devient plus tentant de l’enfouir. Faut vraiment y croire. »

La Ville ne sait toujours pas combien d’entrepreneurs souhaiteront faire partie de ce projet, mais se donne deux ans pour arriver à un résultat intéressant.

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