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Lock-out à l'ABI : la médiation commence, la direction fait pression sur le syndicat

La première séance de médiation entre le syndicat des travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) et la partie patronale a eu lieu jeudi matin, deux mois après le début du lock-out. La direction de l'ABI a soutenu que des changements fondamentaux doivent être faits pour assurer la survie de l'usine de Bécancour.

La séance de médiation a duré en tout et partout 20 minutes.

La présidente-directrice générale de l’ABI Nicole Coutu s’est présentée en personne à la séance, accompagnée de toute une équipe de négociation. Le Syndicat des Métallos, qui représente les 1030 employés syndiqués de l'aluminerie, a aussi pris part à la séance de médiation.

La pdg de l'ABI a affirmé que la dernière proposition patronale ne peut plus servir de base aux négociations.

Dans un communiqué transmis à la fin de la rencontre, la direction de l'ABI a montré du doigt les moyens de pression du syndicat pendant les négociations, qui auraient causé une détérioration des conditions d'opération dans l'usine. Elle a soutenu que ces moyens de pression auraient « créer des dangers pour les employés, mis les biens en péril, menacé l'approvisionnement des clients et affecté négativement le rendement financier. »

Le conciliateur au dossier, Jean Nolin, avait convoqué les parties pour faire le point sur la situation à l'Aluminerie de Bécancour. La rencontre s'est tenue près d’un mois après que les deux parties aient discuté avec la ministre québécoise du Travail, Dominique Vien.

La direction de l’ABI a décrété le lock-out le 11 janvier dernier, après un rejet massif des offres patronales par les syndiqués. Aucune négociation n'a eu lieu depuis.

Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis le 22 novembre. Les parties ne sont pas parvenues à s’entendre sur la question de l’ancienneté et du régime de retraite.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

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