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Lock-out à l’aluminerie ABI de Béancour : Couillard doit intervenir, selon QS

Le premier ministre du Québec doit utiliser tous les outils en son pouvoir pour forcer l'aluminerie à reprendre les négociations avec ses employés, croit Québec solidaire. La formation compte lui faire une demande formelle par lettre aujourd'hui.

Un texte d’Alex Boissonneault, correspondant parlementaire à Québec

Le député Gabriel Nadeau-Dubois juge qu’ABI, propriété d'Alcoa et de Rio Tinto, a des comptes à rendre aux Québécois puisque l'entreprise profite de tarifs préférentiels d'électricité. Il s'agit, aux yeux du député, de subventions indirectes du gouvernement.

Pour QS, ce conflit, qui touche plus de 1030 syndiqués, rappelle l’importance d’obtenir des garanties lorsque des avantages sont consentis aux entreprises, comme de l’électricité à bas prix.

La formation de gauche exige donc qu’à l’avenir les taux préférentiels s’accompagnent de clauses qui obligeront les employeurs, par exemple, à maintenir un certain nombre d’emplois et à empêcher les lock-out.

De son côté, le porte-parole du Parti québécois en matière de travail, Guy Leclerc, ne croit pas que le gouvernement doive intervenir dans l'immédiat.

Il est cependant d'accord pour dire qu'il faut repenser l'octroi des taux préférentiels pour que la société dans son ensemble en tire un plus grand avantage.

Le 10 janvier, plus de 80 % des travailleurs ont rejeté la dernière offre patronale. La direction avait qualifié cette offre de finale.

Un conflit privé

La ministre du Travail, Dominique Vien, espère un règlement du conflit le plus rapidement possible à Bécancour. Elle n’a toutefois pas l’intention d’intervenir.