Les 16 employés syndiqués de l'entreprise Béton Provincial de Sherbrooke se sont heurtés à une porte close à leur arriver au travail mardi matin. Leur employeur a décrété un lock-out lundi en fin de soirée.

Les deux parties ne s'entendent pas sur le contenu de la prochaine convention collective. L'employeur demande un gel des salaires pour cinq ans, le retrait de trois jours de congé férié et la disparition du fonds de pension des employés. De leur côté, les syndiqués sont prêts à accepter le gel des salaires, mais pas les autres reculs demandés.

« L'employeur nous a fait une offre finale nous disant que si on ne l'acceptait pas, il y aurait lock-out. L'offre que nous avons reçue, nous l'avons refusée en faisant une contre-proposition très légère. Nous voulions acheter la paix pour cinq ans. Vraiment, nous ne demandions pas grand-chose », explique Bernard Cournoyer de la Centrale des syndicats démocratiques qui représente les employés.

La convention collective est échue depuis septembre dernier. « Son objectif, depuis qu'il a acheté il y a deux ans, c'est de réduire ses coûts au maximum pour être capable d'écraser la compétition autour et de les fermer. Pour faire ça, il se sert des salaires des travailleurs », analyse-t-il.

Béton Provincial est une entreprise familiale qui a vu le jour à Matane et possède des installations dans la plupart des régions du Québec.

Plus d'articles