L'entreprise spécialisée dans l'habillement destiné à la pratique du yoga Lululemon Athletica menace de quitter le Canada si Ottawa ne lui donne pas le droit d'embaucher davantage de travailleurs étrangers temporaires qualifiés.

L'entreprise fondée à Vancouver en 1998 et qui emploie 3400 personnes au pays estime que le Canada ne génère pas assez de travailleurs hautement expérimentés, dont elle a besoin. Lululemon souhaite donc que le gouvernement fédéral lui accorde une exemption, comme pour l'industrie du cinéma et le pour monde universitaire.

Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, se dit « très inquiet » que l'entreprise envisage de partir, car tant d'efforts sont faits pour que les entreprises s'établissent en ville.

Pour sa part, la présidente de la Fédération des travailleurs de la Colombie-Britannique (BCFED), Irene Lanzinger, estime que si Lululemon est aux prises avec une pénurie de travailleurs qualifiés, l'entreprise devrait pousser Ottawa à financer des écoles spécialisées qui formeraient les employés locaux dont elle a tant besoin.

Les règles encadrant l'embauche de travailleurs étrangers temporaires avaient été modifiées par le gouvernement de Stephen Harper pour entre autres faciliter l'accès de certains emplois aux Canadiens. Ces règles sont depuis contestées par plusieurs industries, notamment saisonnières, qui peinent à embaucher du personnel.

D'après le reportage de Geneviève Milord