Retour

Malgré le gel des impôts fonciers, des milliers de Néo-Brunswickois recevront des factures plus élevées cette année

Le gouvernement a annoncé un gel des impôts fonciers, qui s'appliquera à la majorité des propriétés. Toutefois, près de 13 000 propriétaires devront payer plus cette année, sans compter les augmentations de taxes municipales.

Le gel des impôts fonciers décrété par le gouvernement Gallant, dans la foulée du fiasco des évaluations foncières, s’applique à la majorité des propriétaires du Nouveau-Brunswick. Mais il y a des exceptions.

Il n’y a pas de gel pour les nouvelles constructions, les rénovations et les propriétés vendues. Au total, 12 839 propriétaires sur plus de 400 000 recevront ces jours-ci une augmentation de leurs impôts fonciers.

Toutefois, des milliers d’autres propriétaires recevront quand même une facture plus élevée. C’est que cette facture annuelle comprend à la fois les impôts fonciers et les taxes municipales. Et 49 % des municipalités ont décidé d’augmenter leurs taxes en 2018.

Par exemple, Saint-Louis-de-Kent augmentera ses taxes municipales de 50 $ du 100,000 $ d’évaluation. Ce sera 42 $ à Neguac, 40 $ à Rivière-Verte et 35 $ à Saint-Isidore.

Parmi les autres villes où les propriétaires auront à payer des taxes plus élevées, il y a Dieppe, Richibucto, Bouctouche, Grand-Sault, Saint-Quentin, Shediac, Cap Pelé, Saint-Antoine et Atholville.

Les trois grandes villes, Moncton, Fredericton et Saint-Jean, n’ont pas imposé de hausse cette année.

L’Opposition officielle estime que les augmentations dans les municipalités sont liées au gel décrété par le gouvernement. L’an dernier, l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick craignait justement que ce gel ne force certaines municipalités à augmenter leurs taxes

Le député progressiste-conservateur Brian MacDonald dit que le gouvernement aurait dû geler les impôts à leur niveau de 2016, à cause des ratés connus en 2017.

L’an prochain, les avis d’impôt foncier devraient être envoyés séparément des avis de taxes municipales, comme l’avait recommandé la Vérificatrice générale, Kim MacPherson.