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Manifestation pour la réfection du quai de Carleton-sur-Mer

À Carleton-sur-Mer, l'impatience gagne les citoyens dans le dossier de la cession du quai. Ils étaient plus de 200, samedi, à braver le mauvais temps pour s'opposer à la dernière proposition du gouvernement fédéral qui ne prévoit pas de brise-lames dans l'aménagement du quai.

Les citoyens ont fait entendre leur mécontentement par une marche bruyante. Ils sont partis du quai de Carleton-sur-Mer pour ensuite se diriger vers le bureau du député d’Avignon-La Métis-Matane-Matapédia, Rémi Massé, présent pour l’occasion.

Un quai en décrépitude

Le quai de Carleton-sur-Mer doit être réparé. Il a atteint sa durée de vie utile en 2012. Selon le président de l’administration portuaire, Éric Bujold, le quai est dans un état pitoyable.

Un brise-lames convoité

Ottawa veut bien réparer le quai, mais sans brise-lames. Toutefois, selon les usagers du quai, l’absence de brise-lames les oblige à gagner leur vie dans des conditions difficiles.

Le quai accueille près d'une vingtaine de bateaux de pêche.

Selon un citoyen, Georges Lemay, les décideurs ne comprennent pas l’importance de cette infrastructure.

« [On leur demande] de ne pas décider à Québec, Montréal ou Ottawa. De venir avec nous lorsqu’il y a une tempête du sud-ouest. Là, ce serait facile à comprendre. »

Le conseiller municipal Steven Parent indique que l’absence de brise-lames freine le développement des organisations créatrices d’emploi de la région.

« Nous, la Ville, s’il n’y a pas de brise-lames, on est plus là. Présentement, on accompagne les ministères, on veut trouver une solution gagnante pour tout le monde, mais ça prend un brise-lames absolument, sinon on va trop perdre », dit-il.

L'industrie touristique de la Baie-des-Chaleurs pourrait également tirer bénéfice de ces réparations. Selon la Ville, la réfection générerait des retombées touristiques de 2,5 millions de dollars par année.

D'après les informations de Bruno Lelièvre

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