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Manque de main-d'oeuvre : des commerces doivent fermer plus tôt

Plusieurs entreprises de l'Abitibi-Témiscamingue doivent composer avec une pénurie de main-d'œuvre. Une situation qui contraint certaines d'entre elles à réduire les heures d'ouverture ou à fermer pendant quelques jours.

Un texte de Boualem Hadjouti

En Abitibi, la situation préoccupe plusieurs organismes et entreprises qui ont décidé d'agir.C’est le cas du restaurateur Joccivano d'Amos, qui doit fermer ses portes 15 jours pendant le mois d'août.La propriétaire, Guylaine Maurais, affirme que c'est la première fois en 25 ans d'existence que le commerce doit fermer pour manque de personnel.

Guylaine Maurais affirme avoir vu passer environ 90 employés dans son établissement.Elle affirme que c'est difficile de retenir le personnel dans le secteur.« On a moins d'étudiants qui viennent donner leur nom pour l'été et même pour les temps pleins, il n'y en a pas. D’autres restaurants ont ouvert aussi et des gens qui étaient à notre emploi [sont allés] ailleurs »

Le commerce de détail touchéLes quincailleries éprouvent aussi de la difficulté à recruter, affirme la présidente de Bois Turcotte à Val-d'Or, Amos et Malartic, Sylvie Turcotte.Elle a dû elle aussi réduire ses heures d'ouverture pour s'adapter à la situation.« On n’en a pas de main-d'œuvre, estime Mme Turcotte. Dans les trois dernières années, on a jamais eu le plein emploi, on a toujours été dans le 15 à 30 % en sous-employés, ce n'est pas des farces, imaginez ce que ça demande aux gens qui sont en poste chez nous. »

Une situation inquiétante, dit le CLD AbitibiLa situation préoccupe beaucoup le Centre local de développement (CLD) de la MRC Abitibi.La directrice, Christine Meunier, affirme que plusieurs entreprises l'ont interpellée pour trouver des solutions au problème.

Parmi les solutions, le CLD et d'autres partenaires vont organiser le colloque Défis RH en septembre prochain, une première initiative pour tenter de mettre en place un plan d'action pour contrer le manque de main-d'œuvre.

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