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Marché immobilier à Toronto : une augmentation de 20 % des prix au premier trimestre

Après un mois de février record, le marché de l'immobilier du Grand Toronto continue de gonfler à un rythme effréné.

Selon les statistiques de Royal LePage, le prix d’une habitation dans le Grand Toronto a augmenté de 20 % durant le premier trimestre de l’année 2017 face à la même période l’an dernier.

De plus, le dernier rapport de la compagnie de courtage en immobilier dévoile que le Sud de l’Ontario en entier a connu des augmentations majeures durant la dernière année. Toronto, évidemment, mais aussi Scarborough, Richmond Hill, Vaughan, Markham, Brampton, Mississauga, Milton, Oakville, Oshawa, Ehitby, Pickering et Ajax. Chacune de ces villes a connu une augmentation d’au moins 17 % depuis le premier trimestre de 2016.

De toutes ces villes, c’est Richmond Hill qui a connu la hausse la plus marquée, avec 31,5 %. La valeur des maisons de cette ville du Grand Toronto est au sommet de la région, avec une valeur moyenne de plus de 1,2 millions de dollars, tous types d’habitations confondus.

Selon Royal Lepage, le marché de Vancouver, lui, a connu sa première baisse de valeur depuis plusieurs années. « Le marché de Vancouver est bloqué. Les consommateurs, confus, se sont retirés sur les lignes de côté. Ce comportement fait suite à une série de changements à la réglementation sans coordination entre les trois paliers de gouvernement », a déclaré Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage, dans son rapport trimestriel.

Rencontre entre les paliers de gouvernement en Ontario

Les commentaires de M. Soper viennent le jour même où les trois paliers de gouvernement de la région de Toronto se rencontreront dans le but de discuter de mesures dans le but de forcer le marché de l’immobilier dans la région à ralentir.

John Tory, le maire de Toronto; Charles Sousa, ministre des Finances de la province; et Bill Morneau, ministre des Finances du gouvernement canadien se rencontrent, mardi. Les trois ont déjà déclaré leurs intentions.

Le maire Tory affirme qu’une taxe pour contrer les logements vacants pourrait être instaurée. « Ces investisseurs n'ont même pas besoin de louer leurs propriétés pour faire de l'argent », avait-il souligné, en mars dernier.

M. Sousa croit que « la gestion de l’offre est quelque chose » qui peut être régulée. C’est ce qu’il a déclaré en fin mars. Il a aussi ajouté que « les familles sont écœurées de la surenchère. »

De son côté, M. Morneau a déclaré il y a quelques jours que « la combinaison des faibles taux d'intérêts et de la hausse du prix des maisons a incité certains Canadiens à s'endetter grandement. » Il a alors affirmé s'inquièteer de leur « vulnérabilité à des changements de conditions économiques ».

Les trois responsables ne sont pas les seuls à être préoccupés par l’abordalibilité de l’habitation dans la région. La semaine dernière, le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a déclaré que « la demande est davantage motivée par la demande spéculative ou la demande des investisseurs et non pas par des gens qui achètent une maison (pour y vivre). » M. Poloz avait d’ailleurs averti que « le prix des maisons peut descendre, aussi. »

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