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Marchés boursiers : une correction « saine »

Mardi, les marchés boursiers ont été marqués par des mouvements en montagnes russes, au lendemain d'une forte baisse à la Bourse de New York. La Bourse de Toronto, qui a connu sept jours consécutifs de reculs, reprend une trajectoire vers le haut.

Un texte de Philippe de Montigny

L’indice principal américain, le Dow Jones, a enregistré une correction de 10,1 % entre le sommet du 26 janvier dernier et le creux de lundi.

La planificatrice financière Rona Birenbaum affirme que la dernière année de croissance généralisée au Canada ont rendu certains investisseurs « trop confiants ».

Les trois plus grandes banques canadiennes — Banque Royale, Toronto Dominion et la Banque Scotia — ont toutes connu d’importantes baisses, ce qui a grandement contribué à la chute de l’indice principal de la Bourse de Toronto.

Certains investisseurs ont misé sur l’industrie du cannabis, avant sa légalisation, et les cryptomonnaies telles que le bitcoin. Or, les actions dans ces jeunes secteurs que plusieurs experts qualifiaient de « surévaluées » ont généralement dégringolé au cours des dernières semaines.

« Il y a toujours le potentiel de voir d’énormes déclins. Si vous n’êtes pas capables d’endurer ça, vous ne devriez pas vous exposer à tant de risque »Rona Birenbaum, planificatrice financière

Répercussions sur le marché immobilier ?

L’état du marché a un effet psychologique important sur les gens, et cet effet joue un rôle dans la décision d’acheter une maison. L’incertitude dans les marchés boursiers pourrait donc peser sur le marché immobilier.

Aussi, les propriétaires qui économisent pour leur retraite ont déjà vu les gains réalisés en 2018 disparaître en quelques jours.

Comme dans le marché obligataire, un coût d’emprunt plus élevé jumelé à la possibilité de voir les taux d’intérêt augmenter encore davantage pourrait refroidir le marché immobilier, souligne Mme Birenbaum.

Selon la courtière immobilière Laurence Jollivet, il vaut mieux placer son épargne sur des produits financiers moins rémunérateurs mais aussi moins volatiles. « On prend ainsi moins le risque de voir fondre son épargne, qui servira vraisemblablement au fameux downpayment, alors qu’on va en avoir besoin très vite », dit-elle.

L’agent immobilier Jean Pearson croit que l’incertitude des marchés boursiers ne fera pas reculer le marché immobilier torontois à long terme.

« Je vois encore plusieurs offres multiples sur le marché. Les banques se sont bien préparées pour cette hausse des taux d'intérêt et déjà les acheteurs ont réagi », dit-il.

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