Retour

Marinard, un exemple à suivre dans la valorisation des résidus marins

Depuis 2013, l'entreprise de transformation de crevettes Marinard, de Rivière-au-Renard, ne jette plus aucun résidu. Tout est transformé.

C’est un vieux rêve pour l’usine de Rivière-au-Renard qui travaille depuis plusieurs années à valoriser les résidus de crevettes.

L’occasion est venue en 2012 lorsqu’ un client norvégien a offert à l’entreprise de récupérer tous les résidus pour en faire un nouveau produit.

En plus d’offrir un débouché pour une ressource marine inutilisée, le projet permettrait de détourner de vastes quantités de déchets du site d’enfouissement. Après plusieurs tests, la production d’une poudre alimentaire commence en 2013. Dès l’année suivante, Marinard a pu produire 214 tonnes de poudre de carapace de crevettes.

Depuis, tous les résidus de la production de crevettes, soit une moyenne en saison de 180 000 livres par jour, sont traités. « On est capable de répondre entièrement à la production. On ne jette quasiment rien », indique Martin Gagnon, contrôleur de la qualité à l’usine Marinard.

Toutefois, l’entreprise ne veut pas en rester là. « On a commencé par ça, mais là on fait des tests avec Mérinov. On augmente la protéine. On regarde pour le pharmaceutique peut-être. C’est illimité », explique M. Gagnon.

Les clients sont généralement européens. M. Gagnon croit que le marché asiatique est aussi prometteur.

La même chose pourrait être effectuée avec le homard. Un projet a d’ailleurs été développé au Nouveau-Brunswick. Cette perspective pourrait intéresser éventuellement les usines des Îles-de-la-Madeleine où se tenait aujourd’hui le Rendez-vous annuel de l’industrie de la pêche et de la mariculture.

Plus d'articles

Commentaires