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Matane : un budget conservateur en attendant les grands projets

Les Matanais vont subir la plus faible augmentation de taxe des 10 dernières années en 2017. Pour une résidence moyenne, évaluée à 158 000 $, la hausse se situe entre un et 24 $ par année, dépendamment des secteurs. Par contre, deux grands projets sont dans les cartons, une nouvelle piscine et une salle de spectacle au centre-ville.

Les élus ont adopté mardi soir une hausse de taxation de 0,6 %. Puisque la valeur foncière a augmenté, la taxe foncière est ajustée et passe de 1,24 $ à 1,19 $ du 100 $ d'évaluation. Pour les propriétaires d'une résidence unifamiliale située sur le territoire de l'ancienne ville de Matane, la hausse moyenne est de 15 $. Elle passe à 24 $ à Saint-Luc, 21 $ dans l'ancienne municipalité de Saint-Jérôme et un dollar seulement à Petit-Matane.

On voulait respecter la capacité de payer de nos citoyens.

Michel Côté, conseiller municipal, Ville de Matane

Le budget a pu s'équilibrer, affirment les autorités municipales, en raison de frais d'intérêts moindres et de l'utilisation des réserves.

Les élus se félicitent aussi d'avoir réussi à limiter les dépenses, sans diminuer les subventions et les contrats de services. Par exemple, la somme octroyée à la SADC pour le démarchage économique passera de 65 000 $ à 100 000 $ en 2017.

La dette à long terme de la ville a aussi poursuivi sa décroissance, passant à 34 M $. Elle était de 37,4 M $ en 2012.

Projets prioritaires : une piscine et ensuite, une salle de spectacle

Matane devrait bénéficier d'un nouveau complexe aquatique en 2020. Il n'est guère plus question de rénover la piscine actuelle, vieille de 50 ans.

Un nouveau bâtiment devrait être construit à l'ouest de l'actuel, près de l'entrée qui mène au Cégep.

La ville ignore pour l'instant les coûts, mais déjà, il est question d'un bassin olympique de six corridors, jumelé à un bassin récréatif, dont l'entrée rappellera une plage.

Bien que ce projet figure en tête de lice pour les élus, aucune somme n'y est consacrée dans le plan triennal d'immobilisation, adopté lui aussi hier soir.

La raison est simple : tant qu'un projet n'est pas chiffré, il n'apparait pas dans les dépenses projetées.

L'étude de pré-faisabilité en cours permettra d'en savoir plus sur les coûts de construction.

Même scénario pour le projet de salle de spectacle.

Le budget 2017 est bien silencieux à cet égard. La Ville veut revoir à la baisse le projet de Citée des Arts proposé par la Société des arts et spectacles dissoute récemment.

Bien que les élus ne se donnent pas d'échéancier pour le moment, le dossier demeure « actif » affirme le conseiller Côté.

Il avoue que vu l'état jugé lamentable de l'actuelle piscine inaugurée en 1967, le nouveau complexe aquatique risque de voir le jour avant celui de salle de spectacle.

Par contre, cela ne devrait pas empêcher la ville de mener les deux dossiers en même temps.

On va avoir plusieurs chaudrons au feu, mais on n'aura pas le choix

Michel Côté, conseiller municipal, Ville de Matane

La ville convoque d'ailleurs les acteurs du monde culturel à la fin du mois de janvier pour déterminer les besoins.

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