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Match des étoiles de la NBA : Toronto espère des retombées de 100 M$

Presque impossible de trouver une chambre d'hôtel au centre-ville de Toronto pour moins de 250 $ à 300 $/nuit ce week-end, alors que la métropole accueille les festivités du match des étoiles de la NBA.

C'est la première fois que le match, qui réunit les meilleurs joueurs de basketball au monde, est disputé à l'extérieur des États-Unis.

Le maire de Toronto, John Tory, et Tourisme Toronto prévoient des retombées économiques de l'ordre de 80 à 100 millions de dollars, si l'on se fie aux éditions passées du match des étoiles.

Tourisme Toronto attend des centaines d'amateurs et des délégués d'affaires d'un peu partout aux États-Unis, notamment.

Événement multidisciplinaire

Il faut dire qu'il n'y a pas que le basketball qui attire les hordes de touristes. Le rappeur Drake sera l'entraîneur du match des célébrités, vendredi soir, et Sting, la tête d'affiche du spectacle de la mi-temps, dimanche.

Certains chanceux pourraient même croiser Shaquille O'Neal, Usher, Snoop Dogg ou le rappeur 2 Chainz lors d'une des nombreuses soirées arrosées organisées dans la métropole.

Le site de revente de billets StubHub demandait même, jeudi après-midi, un prix de 27 000 $ pour un billet pour le duel opposant entre autres LeBron James à Stephen Curry, dimanche.

Selon le Forum canadien de la commandite, les matchs des étoiles de la NBA sont plus lucratifs en moyenne pour les villes hôtes que ceux de la LNH, au hockey, ou de la MLB, au baseball.

Le match des étoiles attire aussi une clientèle internationale haut de gamme. Certaines chambres sont réservées depuis plus d'un an. 

Selon Christophe Lechâton, l'achalandage est comparable à celui que les hôteliers peuvent observer lors du Festival international du film de Toronto.

L'industrie du sexe espère aussi tirer sa part du gâteau. Mais selon Chanelle Gallant, membre d'une coalition de défense des droits des travailleuses du sexe à Toronto, les grands événements sportifs peuvent être dangereux pour les travailleuses du sexe. « On observe souvent une hausse du harcèlement de la part des forces de l'ordre, dit-elle. Cela pousse les femmes à travailler dans des quartiers moins sûrs, où elles peuvent être victimes de violence. »

Le gouvernement ontarien avait été critiqué en 2013 lorsqu'il avait accordé un demi-million de dollars à la compagnie propriétaire des Raptors de Toronto pour l'aider à organiser les activités du match des étoiles.

-Un texte de Natasha MacDonald-Dupuis et de Michel Bolduc