Retour

Même avec un regain d'activité, les emplois pétroliers n’attirent plus autant qu’avant

Malgré un taux de chômage à 8,5 % en Alberta et des dizaines de licenciements économiques, les entreprises de services et de forages pétroliers peinent à trouver des employés pour répondre à un regain d'activité.

L’entreprise Trican a été ainsi surprise par un retour plus rapide et plus important de la demande pour leurs services pour la saison hivernale de forage. « Étant donné la situation de l’emploi dans les provinces de l’Ouest, nous anticipions que les travailleurs se presseraient à nos portes », a expliqué le porte-parole de l’entreprise Rob Cox. Trican a licencié quelque 2000 employés en mai 2015.

Nous avons trouvé qu’il n’y avait plus autant d’appétit pour ces emplois.

Rob Cox, porte-parole de Trican

Tourner la page

Le ralentissement économique s’est fait sentir dès le printemps 2014 pour les entreprises de forage. Après presque trois ans d’activités en déclin ou au ralenti, les travailleurs se sont tournés vers d’autres industries, de l’avis du président de l’Association canadienne des services pétroliers, Mark Salkeld. Les personnes qui venaient notamment d’autres provinces pour travailler dans le secteur pétrolier ne sont pas prêtes à revenir pour une simple saison de forages, selon M. Salkeld.

Son industrie ne peut pour l’instant offrir de garantie au-delà de trois mois de travail : « Pour l’instant nous sommes occupés et il y a un léger optimisme dans le niveau d’investissement, mais il n’y a pas de confiance au-delà du printemps et de l’été », a-t-il indiqué.

Prudence dans leur recrutement

Les entreprises de services ont également réduit leur coût de production parfois de moitié pour conserver leurs clients et survivre au ralentissement économique. À un prix du baril de pétrole oscillant autour de la barre des 50 $ US, les pétrolières ne sont pas prêtes à payer plus cher pour les services et les forages. Par conséquent, ces entreprises ne peuvent pas encore offrir de meilleurs salaires et avantages sociaux pour attirer des travailleurs.

Trican commence tout juste à pouvoir renégocier de meilleurs avantages pour ses employés. L’entreprise reste toutefois prudente et ne veut pas se lancer trop vite dans un nouveau cycle de recrutement de masse et de compétition salariale de peur que l’économie ne se rétablisse pas aussi vite que ce que laisse penser le début de l’année.

D'après les entrevues de Colleen Underwood

Plus d'articles

Commentaires