C'est un début d'été difficile à Havre-Saint-Pierre. Après la suppression de 32 postes à la mine Tio, une menace de fermeture plane pour 2019. Une situation qui inquiète toute la communauté.

Une ambiance morose règne à Havre-Saint-Pierre. Bien des citoyens s’attristent de l’abolition de 32 postes à la mine Tio.

« C’est un dur coup, imaginez les familles qui perdent leur emploi, ce n’est pas drôle », affirme une citoyenne. « C’est 30 personnes à la mine qui ont perdu leur job, plus 30 personnes à la quincaillerie, ça fait 60 personnes sur 3000 habitants », ajoute une autre.

À ces pertes d’emplois s’ajoute une menace de fermeture. Selon le Syndicat des métallos, Rio Tinto Fer et Titane entend cesser les opérations de la mine Tio en 2019, si les travailleurs refusent de renégocier leur convention collective.

Cette situation inquiète le maire de Havre-Saint-Pierre, Berchmans Boudreau.

Les déboires de Rio Tinto Fer et Titane laissent un goût amer dans la municipalité. En 2011, la minière planifiait un agrandissement et promettait aux travailleurs de l’emploi jusqu’en 2050. La Ville avait d’ailleurs dû construire des habitations pour loger les travailleurs.

« La minière mettait beaucoup de pression sur la municipalité pour avoir les infrastructures nécessaires pour absorber le nouveau personnel et aujourd’hui, c’est comme si on nous laissait tomber », déplore le maire.

Rio Tinto refuse pour sa part de confirmer directement cette menace de fermeture, mais sa porte-parole affirme qu’en l’absence d’une entente avec les travailleurs, des décisions devront être prises au cours des prochaines semaines.

Avec les informations de Katy Larouche

Plus d'articles

Commentaires