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Mississauga demande à Uber de suspendre ses activités

Les conseillers municipaux de Mississauga demandent à la compagnie de transport Uber de ne plus offrir ses services dans la 6e plus grande ville du Canada au moins jusqu'à ce qu'ils débattent de la meilleure manière de règlementer le service de covoiturage.

Des conseillers municipaux ont affirmé que la compagnie fait partie d'une « économie souterraine », qui opère en dehors des règlements municipaux.

« Innovation, technologie et croissance encouragent la concurrence dans une industrie établie », a dit la mairesse de Mississauga Bonnie Crombie dans un communiqué. « Le débat sur comment règlementer (Uber) ne disparaitra pas et nous devons le mener à bien », a-t-elle ajouté.

Malgré la décision du conseil municipal, il n'y a aucune garantie que les chauffeurs d'Uber s'y plieront.

Un rapport présenté lors de la réunion du conseil mercredi dit que les entreprises de covoiturage continuent d'opérer dans la ville sans licence, avec plus de 200 accusations portées contre des chauffeurs, des propriétaires de véhicules et des compagnies depuis l'été 2012.

Tentative échouée à Toronto

Le conseil municipal de Toronto avait livré une bataille semblable en septembre dernier, demandant aux employés de la Ville de développer de nouvelles règles pour intégrer Uber dans ses règlements sur les taxis et limousines avec la demande qu'Uber cesse ses opérations dans la Ville Reine jusqu'à ce que ces règles soient définies.

Uber a cependant ignoré la demande du conseil municipal et poursuit ses activités à Toronto.

Réponse d'Uber

Dans un rapport présenté au conseil municipal de Mississauga Uber affirme fournir un moyen de transport sûr et fiable et que les règlements proposés ne prennent pas en compte un modèle d'entreprise différent.

« Nous travaillons avec les autorités de Mississauga et de partout au Canada pour mettre à jour les règles pour le covoiturage, comme nous le faisons dans 70 autres juridictions dans le monde », soutient Susie Heath, porte-parole d'Uber Canada.

Uber ajoute que de mettre en place des règles différentes dans chaque ville de la région de Toronto pourrait créer de la confusion alors que plus de 100 000 courses traversent les frontières municipales chaque semaine.

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