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Moins d’attente pour les prestataires d’assurance-emploi

Depuis le 1er janvier, les prestataires de l'assurance-emploi doivent attendre une semaine (au lieu de deux) avant de commencer à percevoir leurs prestations. La mesure est bien accueillie par les chômeurs.

La réduction du délai de carence, qui est le temps d'attente entre la perte d'un emploi et le versement d'une première prestation d'assurance-emploi, était réclamée depuis longtemps par des groupes de défense des chômeurs.

On a une semaine de moins à attendre, donc ça peut être très avantageux.

Sylvie Gauthier, prestataire de l’assurance-emploi rencontrée à Trois-Rivières

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, avait promis ce changement, qui a été officialisé dans le dernier budget fédéral.

Éliminer tout délai

Le charpentier-menuisier Dave Duchesne ne bénéficiera toutefois pas de cette nouvelle mesure, puisqu’il a cessé de travailler avant le 1er janvier. Ce travailleur saisonnier se réjouit tout de même du changement, mais souhaiterait que le délai soit aboli.

« J’éliminerais les semaines d’attente », affirme Dave Duchesne, rencontré au bureau de Service Canada à Trois-Rivières.

La CSN et le Mouvement Action-Chômage de Trois-Rivières réclament aussi l’abolition du délai de carence.

Faire rouler l’économie

Les groupes de défense des chômeurs saluent tout de même l’initiative du gouvernement libéral, qui aura un effet positif sur l’économie, croient-ils.

On veut que les gens soient payés le plus rapidement possible pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins le plus rapidement possible.

Catherine Gendron, directrice générale du Mouvement Action-Chômage de Trois-Rivières

« On veut faire rouler l’économie aussi, alors si les gens n’ont pas d’argent, l’économie ne roule pas », ajoute la directrice générale du Mouvement Action-Chômage de Trois-Rivières, Catherine Gendron.

Le gouvernement estime que la nouvelle mesure permettra de remettre 650 millions de dollars par année dans les poches des chômeurs.

Réforme réclamée

Le Conseil central du Cœur du Québec - CSN souhaiterait qu’Ottawa continue à bonifier le régime.

« On salue la volonté du Parti libéral fédéral de modifier et d’améliorer les conditions des travailleurs. Mais il reste que depuis de nombreuses années, le régime a été passablement malmené, alors il serait fort approprié d’engager une réforme complète de ce régime », affirme la première vice-présidente au Conseil central du Cœur du Québec - CSN à Trois-Rivières, Loraine Dugas.

Elle souligne aussi que « les gens, souvent, sont 5, 6 [ou] 8 semaines sans recevoir de prestations, parce que les délais de traitement sont longs ».

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

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