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Moins exporter de pétrole vers la C.-B. est une mauvaise idée, dit l’industrie

Réduire les exportations de pétrole de l'Alberta vers la Colombie-Britannique aurait des conséquences négatives pour l'industrie, déplore le président de l'Association canadienne des producteurs pétroliers.

Le gouvernement de Rachel Notley avait évoqué cette stratégie dans son dernier discours du trône comme une façon d'assurer l'expansion du pipeline Trans Mountain.

Tim McMillan dit que son association soutient l’objectif du gouvernement provincial qui tente d’éliminer les barrières à l’agrandissement de cette importante infrastructure énergétique. « Nous soutenons la première ministre dans son combat et nous croyant qu’elle fait un travail très important », affirme-t-il. Il croit cependant que de réduire les exportations de pétrole vers la Colombie-Britannique n’est pas le bon outil à employer en ce moment.

« Ultimement, c’est une responsabilité fédérale, précise-t-il. Je pense qu’il faut continuer à Ottawa de régler ce problème ».

Il rappelle que toute limite à la capacité de l’industrie d’accéder aux marchés internationaux fera mal à l’industrie.

La diversification, une bonne solution

Tim McMillan voit d’un bon œil l’investissement d’un milliard de dollars supplémentaire par la province afin de soutenir l’industrie pétrochimique. Cet argent servira à favoriser la transformation du pétrole en Alberta, plutôt que son exportation à l’état brute.

« Je pense que nous devons cultiver plusieurs options, explique-t-il. Nous devons continuer à chercher de nouveaux accès aux marchés internationaux, qui peuvent être complémentés par davantage de raffinage en amont ».