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Muskrat Falls : une réunion sans certains acteurs clés

Une rencontre sur les impacts environnementaux du projet de Muskrat Falls s'est déroulée mardi sans le gouvernement du Nunatsiavut et sans chercheurs de l'Université Harvard.

Ceux-ci étaient pourtant invités à la rencontre, mais une des chercheuses de la prestigieuse université américaine explique qu'elle ne voulait pas se mêler de politique et que la rencontre était dépourvue d'intérêts scientifiques.

Si bien que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador n'a pas eu plus de succès à convaincre des chercheurs de l'Université Harvard que le gouvernement inuit du Nunatsiavut.

Les chercheurs ont été invités à participer à une session d'information sur les impacts environnementaux de Muskrat Falls et ils ont préféré s'abstenir.

« Je ne voyais pas l'intérêt en tous cas scientifique de participer à quelque chose comme ça. Et ce que nous on veut faire absolument c'est rester en dehors toutes les politiques qui sont autour de ce projet-là », affirme la chimiste et chercheuse associée à l'Université Harvard, Amina Schartup.

Mais la chercheuse a été entraînée dans la discussion politique entourant le projet bien malgré elle. Son étude sur les niveaux de mercure est citée et a été retenue comme référence par le gouvernement du Nunatsiavut, qui représente les intérêts des Inuits du Labrador.

Ils craignent que la présence de méthylmercure contamine la chaîne alimentaire.

« Leurs inquiétudes sont basées sur une question qu'on devrait tous se poser, oui, en effet », soutient Mme Schartup. La société d'énergie Nalcor a déjà soutenu que l'augmentation des niveaux de mercure causée par le barrage serait négligeable.

D'après le reportage de Stéfan Thériault

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