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Mylan lance un générique qui coûtera deux fois moins cher que son EpiPen

Le laboratoire pharmaceutique américain Mylan offrira prochainement une version générique de son auto-injecteur d'adrénaline (épinéphrine) EpiPen, servant à traiter les réactions allergiques aiguës, qui coûtera deux fois moins cher que l'original.

Depuis 2008, le prix du médicament est passé de 100 $ à 600 $. L'entreprise a annoncé qu'elle lancera « dans les prochaines semaines » un produit dont le prix sera fixé à 300 $.

Il s'agit d'une démarche inhabituelle, puisque l'EpiPen est toujours sous brevet et qu'aucun autre traitement n'a reçu l'approbation des autorités sanitaires américaines.

L'ancien candidat à l'investiture démocrate Bernie Sanders a salué cette initiative. Il a toutefois reproché à la compagnie de vendre un produit qui « coûtera trois fois plus cher qu'en 2007 ».

La directrice générale de Mylan a pour sa part précisé que le géant pharmaceutique consacrait des centaines de millions de dollars pour améliorer le produit depuis qu'il l'a racheté, en 2007.

La semaine dernière, plusieurs élus américains, de même que la candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton, avaient exhorté Mylan à baisser volontairement le prix de son auto-injecteur. Les parlementaires avaient aussi dénoncé les entreprises pharmaceutiques qui haussent le prix de leurs médicaments sans justification.

Jeudi, Mylan avait pris des mesures pour rendre le produit plus abordable. L'entreprise avait notamment annoncé qu'elle distribuerait des cartes de paiement permettant de couvrir 50 % du prix de l'EpiPen.

Les Canadiens ne devraient pas subir les contrecoups de cette hausse

La directrice générale d'Allergies alimentaires Canada, Laurie Harada, estime que cette hausse des prix de l'EpiPen devrait être moins importante au Canada.

Les Canadiens paient en moyenne 120 $ par auto-injecteur, mais le prix varie quelque peu d'une pharmacie à l'autre, explique-t-elle.

Au Canada, l'EpiPen est distribué par Pfizer, qui a un contrat de licence avec Mylan. Un médicament concurrent, vendu sous le nom d'Allerject au Canada, a été retiré du marché l'année dernière parce qu'il était susceptible de libérer une quantité inadéquate d'épinéphrine.

Environ 7,5 % des Canadiens souffrent d'allergies alimentaires qui les mettent à risque d'anaphylaxie, une réaction violente à la présence d'un allergène dans l'organisme.

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