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N.-É. : le secteur des distilleries artisanales en expansion

La Nouvelle-Écosse est connue pour son homard, ses phares et ses gens aimables, mais elle gagne aussi rapidement de l'attention de partout sur la planète grâce à ses spiritueux comme ses whiskies et ses rhums. Des distillateurs néo-écossais ont d'ailleurs récemment gagné des prix à la San Francisco Wine and Spirits Competition.

La province pourrait même avoir le plus grand nombre de distillateurs per capita au Canada. Elle a déroulé le tapis rouge aux distilleries artisanales il y a quelques années en leur imposant peu de restrictions.

Par exemple, elles peuvent utiliser des alambics beaucoup plus petits que leurs homologues ontariens. Certains peuvent ainsi économiser des dizaines de milliers de dollars.

La marge de profit du gouvernement sur les alcools produits en Nouvelle-Écosse a été réduite d'entre 60 à 80 % par bouteille à 160 %. Cette marge peut être réduite d'un autre 10 % si les distilleries utilisent des produits de l'agriculture locale pour préparer leurs spiritueux.

« Ça leur permet de mettre leurs produits sur nos tablettes à un prix abordable pour les consommateurs », dit la porte-parole chez Nova Scotia Liquor Corp. Heather MacDougall.

La société d'État provinciale a également réduit par le passé le coût du permis annuel de 1500 dollars à 500 dollars.

Le gouvernement a aussi augmenté le seuil de production et a introduit un système de marge progressive basée sur la production annuelle.

Au Canada, seulement la Saskatchewan se rapproche de la Nouvelle-Écosse en réduisant les taxes et les formalités administratives pour les distilleries artisanales.

Un exemple pour les autres provinces

Le propriétaire de la distillerie Authentic Seacoast à Guysborough, Glynn Williams, croit que la Nouvelle-Écosse pourrait être un modèle pour le reste du pays.

« Lorsqu'ils voient l'impact que peuvent provoquer des petits changements dans les politiques publiques, en termes de stimulation des distilleries artisanales, je pense qu'ils devraient encourager les petites entreprises », dit-il.

L'homme d'affaires et ingénieur résidait en Ontario avant de s'établir dans la province pour démarrer une distillerie de rhum et de whisky. Il brasse également de la bière artisanale.

Création d'emplois

Il dit que les micro-brasseries et les distilleries à travers la Nouvelle-Écosse emploient plus du double de personnes que leurs grands rivaux. « Ici, à Guysborough, nous employons 30 personnes dans un village de près de 400 habitants », dit-il.

Pendant ce temps, de nouvelles distilleries s'établissent à travers la province, surtout dans les régions rurales comme River John sur le détroit de Northumberland.

De son côté, le créateur du whisky néo-écossais Hurricane 5, Jarret Stuart, est déménagé de l'Alberta pour s'installer à River John. Il désire aujourd'hui faire grandir son entrprise et il est content que la Nova Scotia Liquor Corp. encourage les distillateurs à explorer leurs possibilités.

Avec les informations de Stephen Puddicombe

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