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Négociations chez IOC : les parties se préparent en vue d'un conflit de travail

La minière IOC et le Syndicat des Métallos négocient présentement les services essentiels qui seront offerts dans l'éventualité d'un conflit de travail à la mi-avril. Vendredi, les négociations ont été rompues.

Un texte d'Émile Duchesne

Le fonctionnement sur le chemin de fer QNS&L, une filiale d'IOC, est au cœur des discussions concernant les services essentiels. Cette voie ferrée est notamment empruntée par les trains de la compagnie ferroviaire Tshiuetin qui transporte des passagers et achemine des denrées entre Sept-Îles et Schefferville.

Le directeur général de Tshiuetin, Orlando Cordova, s'attend toutefois à des inconvénients mineurs pour ses services si un conflit est déclenché.

Un conflit de travail pourrait également avoir des conséquences sur d'autres compagnies minières puisque les wagons de Minerai de Fer Québec et de Tata Steel empruntent eux aussi le chemin de fer QNS&L.

Pas de navire à l'horaire après le 1er avril

Aucun navire n'est à l'horaire après le 1er avril pour le chargement de minerai de fer au quai d'IOC à Sept-Îles.

Le Syndicat des Métallos croit que cette situation inhabituelle laisse présager que la minière se prépare en vue d'un conflit de travail à Sept-Îles. Le représentant syndical des Métallos d'IOC à Sept-Îles, Danny Maltais, continue d'espérer que la minière accepte de négocier.

La porte-parole d'IOC, Claudine Gagnon, n'a pas voulu commenter la situation.

Pour leur part, les travailleurs de Labrador City se prononceront vendredi sur la tenue ou non d'une grève. S'ils votent en faveur, le conflit de travail pourrait être déclenché sur-le-champ. Quant aux employés d'IOC à Sept-Îles, ils sont régis par le Code canadien du travail et doivent donc respecter un délai de 21 jours avant d'amorcer une grève.

Avec les informations de Katy Larouche