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Négociations de l’ALENA : s’inquiéter sans s’alarmer, selon un expert

L'expert en agroalimentaire Sylvain Charlebois de l'Université Dalhousie croit que les agriculteurs de la Saskatchewan devraient s'inquiéter sans toutefois s'alarmer au sujet des négociations en cours pour le renouvellement de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Le doyen de la faculté d’administration des affaires soutient que les économies canadienne et américaine sont « très » intégrées à cause de l’entente. « Tout dépendant de l’attitude de M. Trump, on pourrait perdre du terrain, notamment dans le secteur de la production bovine et porcine. Les deux industries sont très importantes en Saskatchewan », avance l’expert.

Il demeure optimiste quant au secteur du grain, car c’est une industrie plus difficile à politiser. Selon lui, comme le bœuf et le porc sont accessibles aux consommateurs canadiens, il est facile pour les décideurs publics d’utiliser le débat entourant ces denrées à des fins politiques lors de négociations.

Sylvain Charlebois nuance cependant son propos : la balance commerciale est, selon lui, plutôt similaire entre le Canada et son voisin américain. Il est d’avis que c’est entre les États-Unis et le Mexique qu’existe le plus grand écart commercial.

Entre l’arbre et l’écorce

Sylvain Charlebois est convaincu que les Américains veulent commercer davantage avec les producteurs de l’Ouest canadien, ce qui pourrait mener le Canada à revoir des politiques pour une région du pays, mais au détriment d’une autre.

Il mentionne notamment que la gestion de l’offre pourrait se retrouver sur la table lors de la révision de politiques commerciales.

Avec les informations de Marie-Christine Bouillon

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