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Niobec et Saint-Honoré maintiennent que les relations sont bonnes malgré un différend fiscal

La facture est reliée à une conduite d'eau d'une dizaine de kilomètres entre la rivière Shipshaw et la mine Niobec. Une partie du tuyau est enfouie dans des terres publiques municipales de Saint-Honoré et de Saguenay. Depuis 2015, il sert à approvisionner la mine en eau pour limiter la demande d'eau potable issue du système d'acqueduc de Saint-Honoré.

Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, soutient que sa Ville peut percevoir de l'impôt foncier sur la valeur de cet équipement de production.

« Pour la mine Niobec, tout ce qui est a l'intérieur de la mine, comme il y a un garage sous-terrain, il n'y rien de taxable. Tout ce qui sert à l'extraction du minerai, il n'y a rien de taxable. Les bureaux sont taxables et il semblerait que la conduite d'eau est taxable », affirme M. Tremblay.

La conduite est évaluée à six millions de dollars. Saint-Honoré parle d'un revenu de 50 000 $ par année et réclame donc rétroactivement 150 000 $ pour l'année 2017.

La Ville de Saguenay espère récupérer jusqu'à 100 000 $ par année environ.

« Ça ne changera pas vraiment les relations, s'ils y ont droit, ils y ont droit. Dans le sens que si on taxe et qu'on n'a pas le droit de le taxer, c'est légal qu'eux-autres ramassent leurs revenus, fait que ça ne changera pas la relation. Mais si on a le droit le taxer, bien qu'on ait notre revenu, ça ne change pas au niveau des relations », ajoute Bruno Tremblay.

Du côté de Niobec, le directeur général, Stéphane Sainte-Croix, refuse d'accorder une entrevue sur le sujet. Il réitère par contre qu'il n'y a aucune animosité avec les municipalités concernées. « Nous avons de très bonnes relations et nous collaborons sur plusieurs choses. Il ne s'agit que d'un différend qui suit son cours », a-t-il mentionné au téléphone.

La cause sera donc entendue en cour à un moment encore indéterminé.