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Nouveau déclin des stocks de morue à Terre-Neuve-et-Labrador

La mince amélioration des stocks de morue des dernières années au large de Terre-Neuve-et-Labrador serait déjà sur une pente descendante, selon les derniers relevés de Pêches et Océans Canada.

Les stocks montraient des signes encourageants depuis 2012, mais selon l’évaluation publié vendredi, 2017 a été une année difficile. Les stocks auraient diminué de 30 % pour se situer à 315 000 tonnes.

La plus grande cause de ce déclin serait le taux de mortalité naturelle des poissons, selon Pêches et Océans Canada. Selon ses scientifiques, il y a de fortes probabilités que la chute des stocks se poursuive cette année.

« Ce genre d’augmentation du taux de mortalité naturelle des poisson peut arriver et elle est très difficile à prédire », explique Karen Dwyer, scientifique chez Pêches et Océans Canada.

Certains facteurs indiquent que le capelan et la crevette, source de nourriture pour la morue, ne seraient pas assez présents non plus, souligne-t-elle.

Zone critique

À savoir si la pêche commerciale de la morue reviendra bientôt, Mme Dwyer, affirme qu’il s’agit d’un jeu de patience.

« Nous sommes toujours dans une zone critique, dit-elle. Nous voyons des améliorations à certains endroits, mais à d’autres, cela ne va pas aussi bien. »

Le ministère n’a, pour le moment, aucune échéance pour le rétablissement de la pêche commerciale à la morue.

Le taux de mortalité à la pêche est aussi en hausse depuis 2015. C'est un signe que l’industrie se trouve toujours dans une zone critique, selon Mme Dwyer.

La préservation de quotas aussi bas que possible est, pour le moment, la recommandation des scientifiques.

Le syndicat qui représente les pêcheurs de Terre-Neuve-et-Labrador joue de prudence lorsqu’il s’agit d’évaluer les stocks.

« Même si ce n’est pas la nouvelle que les pêcheurs voulaient entendre, il y a toujours des fluctuations dans ce genre d’évaluations. C’était à prévoir », affirme le président du syndicat, Keith Sullivan, dans un communiqué de presse.

Le Fonds mondial pour la nature, pour sa part, a qualifié la situation de « revers important ».